Gestion de patrimoine

La palette des formations ne cesse de s’élargir

la rédaction de L'Agefi Actifs
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L’offre en matière d’enseignement supérieur de gestion du patrimoine n’a pas fondamentalement évolué (lire l’entretien avec Sophie Schiller ci-contre). Il n’en reste pas moins que certaines tendances s’observent.

Concurrence.

En dehors de la sélection universitaire, on trouve une variation de possibilités déployées par les écoles privées (voir les tableaux). Les regroupements de formations s’y poursuivent, donnant naissance par exemple à Kedge Business School, ou au sein des universités (Aix-Marseille, Montpellier...), tandis que de nouveaux arrivants complètent la palette universitaire en gestion de patrimoine (à Lille, Paris 5 ou Rouen par exemple). Autrement dit, la concurrence se déploie et les cursus cherchent à mettre en avant des enseignements variés et de qualité, y compris pour attirer des étudiants étrangers. De même, l’internationalisation des actifs conduit à intégrer davantage cette donnée dans les cours dispensés. Autre constat de fond : la protection sociale prend une place de plus en plus importante, justifiant un enseignement dans l’appréhension de l’offre produits.

Essor de l’alternance et de l’e-learning.

Ces dernières années ont vu également se développer de manière sensible dans l’Hexagone les formations en alternance. Elles sont au carrefour des contraintes du temps avec le recul des allocations publiques, les besoins des entreprises du secteur et la recherche d’un parcours opérationnel du côté des étudiants. A noter aussi, l’intérêt porté à l’enseignement à distance s’agissant des diplômes d’un niveau master 2. En 2004, c’est le master 2 de Toulouse Capitole dirigé par Michel Leroy et Nicolas Esplan qui ouvre la voie pour le cursus en formation continue, ceci grâce au partenariat avec l’institut de formation privé Juriscampus dont Nicolas Esplan est membre fondateur. Cette année, un tout nouveau diplôme reconnu par l’Etat, permettant l’obtention d’un Bac+5 au même titre que le master 2 et donnant accès à la certification AMF, lancé récemment par la Fédération nationale droit du patrimoine (FNDP), le propose très largement. C’est le diplôme fédéral de juriste du patrimoine ou DFJP, également en partenariat avec Juriscampus (1).

 

(1) Plus d’information sur www.agefiactifs.com.