La gestion du risque financier, un enjeu majeur pour le financement participatif

Agefi.fr
Mardi 3 juin 2014, à l’occasion de la 4ème édition des Ateliers de la finance responsable organisée par Axylia, une société de conseil en investissement financier, banques, plateformes de crowdfunding, AMF et associations ont répondu aux interrogations de l’audience notamment sur le financement participatif
Les Ateliers de la Finance responsable, le 4 juin 2014

Entre érosion du monopole bancaire et financement de projet socialement responsable, la finance responsable intrigue. Mardi 3 juin 2014, à l’occasion de la 4ème édition des Ateliers de la finance responsable organisée par Axylia, une société de conseil en investissement financier, banques, plateformes de crowdfunding, AMF et associations ont répondu aux interrogations de l’audience notamment sur le financement participatif. Avec plus de 70 millions d’euros en 2013 et 650.000 personnes ayant participé aux collectes d’après l’association Financement participatif France, le crowdfunding est en plein essor. Trois problématiques, en particulier, ont suscitées l’intérêt des participants, le risque pour l’épargnant, la forme juridique des plateformes et leur mode de rémunération.

Pour le représentant d’une plate-forme « c’est le prêteur qui décide de prêter ou pas, donc c’est lui qui prend le risque ». D’autres plateformes ont opté pour une gestion différente du risque. La coopérative Spear offre ainsi aux particuliers la possibilité d’affecter leur épargne en fonction de leurs valeurs à des projets responsables mais fait reposer le risque sur les banques partenaires. Prêt d’Union, présent sur le crédit à la consommation, propose, quant à elle, une mutualisation du risque au motif que les investisseurs financent une communauté d’emprunteurs et non un ménage en particulier. « Via ce mécanisme de mutualisation, les défauts de paiement des emprunteurs sont affectés à l'ensemble des investisseurs ce qui permet de réduire le risque » précise le communiqué de presse d’Axylia.

De la coopérative à l’établissement de crédit, les formes juridiques adoptées par les acteurs sont encore très variées en l’attente de l’entrée en vigueur de l’ordonnance sur le financement participatif prévue pour le 1er octobre 2014, les décrets devant être publiés au courant du mois de juillet. La rémunération de l’épargnant s’étend elle aussi sur un spectre important – d’un rendement similaire à un livret jusqu’à 10% pour les  plateformes présentes ce mardi.