Gestion privée

La Banque Postale tient le cap

La société de gestion affiche sur un an une progression intéressante de ses encours. Son organisation est conçue pour développer la clientèle patrimoniale du réseau.

La Banque Postale Gestion Privée (LBPGP) continue d’avancer, malgré un contexte difficile. A fin 2008, la société de gestion, filiale à 51 % de La Banque Postale et à 49 % d’Oddo & Cie, a vu ses encours sous gestion bondir de 180 millions d’euros au 31 décembre 2008 (contre 157 millions en décembre 2007) à près de 330 millions à fin août 2009. « Près de 1.700 nouveaux comptes ont été enregistrés sur les sept premiers mois de l’année et, depuis le mois de juin, le nombre de dossier qui nous est adressé est de l’ordre d’une vingtaine par jour », résume le président du directoire de LBPGP, Lorenzo Gazoletti.

Une organisation achevée.

Née officiellement en décembre 2007, LBPGP a aujourd’hui finalisé son schéma d’intervention au service de l’ensemble de la filière patrimoniale de La Banque Postale. La partie gestion sous mandat regroupe un responsable et quatre gérants accompagnés de deux assistants. A leurs côtés figure un middle-office de sept à huit personnes. Le pôle développement commercial comprend, quant à lui, cinq experts mandats qui ont pour mission d’épauler les conseillers spécialisés en patrimoine (CSP) et leurs managers (les RDCSP) afin d’étendrela gestion sous mandat. Au siège, l’équipe est complétée par un responsable et deux personnes au marketing qui animent les RDCSP.

Toujours pour la partie développement, LBPGP compte parmi ses collaborateurs les responsables de développement des conseillers en gestion de patrimoine (RDCGP). « Basés en régions, leur mission est d’aider, en tant qu’ingénieurs patrimoniaux, les CGP à se développer sur la gamme patrimoniale de La Banque Postale. Les RDCGP sont, à ce jour, présents à Rennes, Bordeaux, Lyon et Marseille. Une personne est en cours de recrutement à ce poste sur le Nord Est », précise Lorenzo Gazoletti. In fine, l’établissement emploie à ce jour une trentaine de personnes.

Objectifs révisés à la hausse.

LBPGP a assis son essor sur la gestion sur mandat en proposant six profils de gestion, dont quatre dans le cadre d’un compte titres ordinaire et deux au sein du Plan d’épargne en actions. « Actuellement, le montant moyen des portefeuilles s’élève à près de 90.000 euros, et les transferts de PEA représentent 70 % de la collecte », illustre Lorenzo Gazoletti.

LBPGP envisage d’atteindre les 230 millions de collecte nette à fin 2009 et «  révise à la hausse ses ambitions à moyen terme en se fixant un objectif d’encours sous gestion de 1,5 milliard d’euros fin 2012 », contre un milliard il y a un an, conclut Lorenzo Gazoletti. Pour y arriver, la structure compte bien s’appuyer sur sa nouvelle offre en assurance vie, Excelis, à délégation d’arbitrages, commercialisée depuis avril 2009 (L’Agefi Actifs, n°395,p. 22) et qui propose quatre nouveaux profils de gestion.