Invesco se sépare de Bernard Aybran à Paris

Réjane Reibaud
Le dirigeant de la structure française du gérant américain a quitté le groupe dans le cadre du plan de suppressions de postes lancé fin 2020, a appris NewsManagers.
DR, Bernard Aybran était directeur général d'Invesco France

Alors qu’Invesco a annoncé en interne, le 8 décembre dernier, un projet de suppression de 12 postes dans son entité française, NewsManagers (groupe L’Agefi) a appris que le dirigeant de la structure française, Bernard Aybran, aussi responsable de la mutligestion à Paris, faisait partie des personnes licenciées.

Les suppressions de postes ont concerné au total trois gérants, Bernard Aybran, Claudia Raoul et Pierre Bollot. L’entité parisienne, devenue une succursale de la filiale luxembourgeoise du groupe d’origine américaine, ne compte donc plus de gérants à Paris en dehors du pôle immobilier. Selon les informations de NewsManagers, l’équipe européenne de multigestion ne compte plus que deux personnes, situées à Milan et qui ont été rattachées directement aux équipes américaines.

L’Allemagne isolée

Bernard Aybran était directeur général d’Invesco AM SA France, qui comptait six filiales au niveau européen. La structure a été absorbée au 1er juillet par la société luxembourgeoise. Les équipes de gestion parisiennes ont quitté les locaux de la rue de Londres le 31 décembre, tandis que les autres fonctions concernées par les suppressions de postes (commerciaux, marketing, juridique...) devraient partir le 31 janvier, le groupe étant encore en phase de consultation des organes de représentation. Le dernier «Billet d’esprit» signé par Bernard Aybran était titré, comme un clin d’œil, «C’est fini ? Ou ça commence ?», en évoquant les cycles de marché.

D’après les informations de NewsManagers, Invesco n’aurait plus qu’une seule société de gestion en Europe continentale hors Luxembourg, située en Allemagne, à Francfort. Le groupe réfléchirait à fusionner Invesco AM Deutschland dans la société luxembourgeoise, mais aucune décision n’aurait encore été prise. Une dizaine de suppressions de poste ont eu lieu à Francfort, où sont regroupées plus d’une centaine de personnes, essentiellement dans la gestion quantitative actions.