Goldman Sachs AM va renforcer sa présence en France

Réjane Reibaud
Le bureau parisien sera très bientôt composé de cinq personnes.
Amélie Lindrec (gauche) et Murielle Didier (droite)

Le recrutement récent de Dominique Dorlipo à la tête du bureau parisien de Goldman Sachs Asset Management n'était pas sans arrière pensée. Le groupe américain compte bien y renforcer sa présence en gestion comme dans toutes ses activités, afin d'y rendre le montant de ses actifs gérés à la hauteur de la place que le groupe occupe dans le monde de l'asset management, avec un encours global de plus de 1.500 milliards de dollars (à fin mars).

En gestion obligataire active par exemple, la banque américaine est dans le top 4 mondial et dans le top 10 mondial de la gestion en actions.

Ce serait un séminaire organisé l'an dernier à Paris qui aurait fait réaliser à la direction de Goldman Sachs le sous-dimensionnement des équipes dans ce domaine par rapport au potentiel du marché. Historiquement doté de seulement deux personnes, le bureau parisien sera donc très bientôt composé de cinq personnes. Outre Dominique Dorlipo, la société vient tout juste d'accueillir dans ses murs Amélie Lindrec et Murielle Didier en tant que vendeuses seniors. Une autre personne doit arriver en septembre et une autre encore un peu plus tard sur les produits de liquidités.

«Le projet du groupe est clairement de développer l'activité d'asset management en France. Paris a une forte marge de progression dans un pays où le volume d’épargne est l’un des plus importants de la zone euro. Historiquement l’asset management était couvert par deux personnes. Nous passons à cinq commerciaux et trois fonctions support à Londres», précise Dominique Dorlipo. Le groupe est en effet déjà un peu à l'étroit dans ses locaux actuels avenue Kléber avec ses 300 salariés dont plusieurs dizaines dans des bureaux temporaires. Pour accompagner sa croissance, toutes les équipes et toutes les activités (banque d'affaires, banque privée, asset management) seront bientôt regroupées, avenue d'Iéna, pour atteindre rapidement les 400 personnes.

«L'activité d'asset management est en forte croissance dans le groupe. En France, le potentiel est très important sur les clientèles institutionnelles et sur le segment de la banque privée. Il y a une très forte demande en particulier en actifs privés et de diversification, comme les actions thématiques, les pays émergents ou la chine, et le crédit», poursuit le dirigeant français.

Les priorités de Dominique Dorlipo seront de trois ordres, explique-t-il : «Intégrer les équipes qui vont arriver, équiper davantage nos clients sur les actifs de rendement et de performance et enfin, développer le segment de la distribution grâce au sub-advisory qui est une nouvelle tendance de fond en France», poursuit-il.

A cet égard, les deux commerciales arrivées seront plus particulièrement orientées sur le segment de la distribution. Avant de rejoindre GSAM, Amélie Lindrec a occupé le poste de Senior Sales Manager chez Axa Investment Managers pendant cinq ans et a passé huit ans chez Aberdeen Asset Management en tant que Business Development Manager. Quant à Murielle Didier, elle a une expérience de la distribution dans les pays francophones d'Europe en ayant travaillé notamment chez Wells Fargo et JP Morgan Asset Management.