Plate-forme

Finaveo s’arme pour répondre aux nouvelles exigences de la réglementation

La nouvelle plate-forme des anciens de Cholet Dupont Partenaires est fin prête et n’attend plus que l’agrément du CECEI pour être lancée Ses concepteurs ont misé sur la facilité d’utilisation et les services associés à leur back-office pour séduire les conseillers en gestion de patrimoine.

La plate-forme n’est pas encore lancée puisqu’elle attend encore un agrément du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI), mais son nom, Finaveo, est déjà connu (L’Agefi Actifs n°402, p. 4). Aussi bien les gestionnaires que les conseillers en gestion de patrimoine semblent déjà prêts à participer à l’aventure. Il faut dire que ses concepteurs, l’équipe qui avait fondé en son temps Cholet-Dupont Partenaires, n’ont pas démarré à partir d’une page blanche.

Axel Rason et les autres associés ont depuis longtemps une idée précise des offres et des services à développer pour séduire de nouveaux partenaires. Cette nouvelle entité s’appuie sur le suisse Mirabaud, actionnaire à hauteur de 34 % de la plate-forme et qui pourra épauler les équipes de Finaveo sur les plans juridique et fiscal pour accompagner des conseillers sur de très gros dossiers.

Une réponse à la réglementation.

Toujours sous réserve qu’elle obtienne son agrément, la plate-forme sera constituée d’une partie assurance vie - avec un contrat assuré par l’actuel Dexia Epargne Pension - et d’une partie bancaire.

Même si l’offre bancaire reste moins développée sur la place que les offres exclusivement constituées d’assurance vie, les acteurs sur le créneau des plates-formes sont déjà nombreux.

Pourquoi avoir décidé de lancer une nouvelle offre, alors même que certaines d’entre elles, comme CPR Service Prestige, ont décidé d’arrêter ? « Nous lançons une plate-forme aujourd’hui car nous sommes convaincus qu’il y a encore beaucoup de choses à apporter au marché,déclare Axel Rason. Il y a un manque crucial dans les services offerts par les plates-formes aux conseillers en gestion de patrimoine, notamment en matière d’adéquation entre le back-office mis à leur disposition et la réglementation qui se fait de plus en plus contraignante. »

Automatiser les ordres.

Concrètement, Finaveo a particulièrement soigné toute la chaîne de transmission d’ordres. « Sur ce point, notre conviction est que les obligations des courtiers seront exactement les mêmes que celles des conseillers en investissements financiers », note Axel Rason. La plate-forme a donc mis en place des outils déterminant le profil de l’investisseur, mais permettant aussi, une fois que le client est investi, de vérifier que ses investissements restent conformes à ce profil.

La chaîne de passage d’ordres a été complètement dématérialisée de manière à ce que les problèmes de back-office soient évités au maximum. « Une opération correspond à une saisie unique. Or, aujourd’hui, lorsqu’un ordre est transmis par un CGP, il est fait sous forme de papier ou de fax. Il est ensuite à nouveau saisi par le dépositaire ou la compagnie d’assurances. Ces opérations sont donc répétées pour une seule opération, ce qui multiplie les risques d’erreur. D’autant que la traçabilité dans la chaîne de passage d’ordres reste aujourd’hui encore approximative, mis à part avec l’horodatage », complète Axel Rason.

Traçabilité.

Le système mis en place permet de tracer tous les ordres passés via la plate-forme. Il faut en effet qu’en cas de risque de litige, il soit possible de reprendre l’ensemble des éléments qui ont permis de valider ou non un ordre. En cas de contrôle, le CGP doit pouvoir rendre des comptes aux organes de tutelle très rapidement. Pratiquement, la proposition d’ordre part du CGP vers le client qui le confirme au travers d’une URL sécurisée. C’est donc le client qui avalise l’ordre du conseiller, ce qui évite les soupçons éventuels sur la présence d’ordres en blanc.

De plus, des passerelles seront bientôt mises en place avec des agrégateurs comme CGP Land et O2S. Evidemment, les conseillers partenaires de Finaveo pourront continuer à travailler en tout papier ou en semi-électronique. « En revanche, sur la partie semi-électronique, nous resterons attachés à notre concept d’une saisie par opération », précise Axel Rason.