Et le vainqueur de la finale est…

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Parlons compétitions. Il y le baccalauréat, bien sûr, mais les jeunes qui viennent d’en découdre ont été si stressés que l’on va éviter d’alourdir leur charge émotionnelle. Tournons-nous plutôt vers un Grand prix propre à nous rencontrer : les Actifs du Patrimoine (lire pp. 8 à 21). Nous l’avons lancé en 2006 avec pour ambition d’honorer non les professionnels  – nous avons deux concours qui leur sont dédiés –, mais les produits conçus et promus pour une clientèle haut de gamme.

Neuf ans après, nous pouvons en tirer quelques enseignements. D’abord sur la relativité des choses puisque tout juste né, ce prix a indirectement subi les chocs financiers à répétition à partir de 2008, en ressentant les effets par la chape de prudence qui a couvert la gestion des produits, et ce avec de durables effets. Malgré tout, les acteurs de la Place n’ont pas baissé les bras puisque nous avons pu à ce jour analyser par le menu 433 dossiers porteurs d’innovations, soit une moyenne proche de cinquante par millésime.

Autre constat : la prévoyance et la retraite peinent à s’imposer dans le décor à côté des OPCVM et de l’assurance vie, à en juger par le nombre d’offres soumises à notre examen qui ne parvient pas à décoller. Enfin, et c’est une remarque à méditer, la constance paie. Le lauréat 2014 dans la catégorie des fonds a déjà emporté la palme il y a trois ans. Chapeau bas !

Changeons de registre pour nous tourner vers un événement quelque peu en vogue : le Mondial de football. Nous avons pu relever que nombre d’intervenants de la finance trouvaient un biais pour taper dans le ballon rond. Ainsi d’un site financier qui accompagne chaque match important par les chiffres économiques clés des pays en concurrence. Ou tel conseil en immobilier d’entreprises qui, partant du stade de Manaus en plein cœur de l’Amazonie qui accueillera seulement quatre rencontres pour un coût de 200 millions d’euros, s’interroge sur l’immobilier sportif en nouvelle classe d’actifs.

Mais l’honneur revient aux prévisionnistes. Le Lloyd’s pronostique la victoire de l’Allemagne en se basant sur la valeur assurée de son équipe, la plus élevée de tous les compétiteurs devant l’Espagne, l’Angleterre et le Brésil. Quant au cabinet d’actuariat Actuaris, après plus de 5 millions de calculs, il livre sa projection : l’étoile reviendra à un ancien vainqueur (64 % de probabilité) mais au cours d’une finale inédite (à 88 %), le favori étant le Brésil (seulement 12 % de chances), devant l’Argentine et l’Allemagne. Les paris sont ouverts…