Fintech

Easy Buziness veut simplifier la sélection de fonds

La fintech Easy Buziness s’est officiellement lancée début septembre.
La plateforme propose un concept de sélection de fonds basé sur trois notes.

Fondée par Bruno Zutterling, Claude Cadeau et Edgard Bornet, la société propose une plateforme 100% digitale à destination des professionnels du patrimoine pour évaluer, restructurer, optimiser, suivre et contrôler les portefeuilles des investisseurs.

Pourquoi alors avoir attendu cinq ans pour lancer la plateforme ? « La création a eu lieu il y a cinq ans mais sa commercialisation est beaucoup plus récente », explique Claude Cadeau, CGP depuis trente ans et créateur du logiciel O2S, revendu par la suite à Harvest.

« La fintech est le fruit de plus de trois ans de développement algorithmique par des experts des sujets financiers et d’un an de test auprès des professionnels du patrimoine », précise-t-il.  

Les développements commerciaux et informatiques de la plateforme ont jusqu’ici été financés sur les fonds propres des trois actionnaires fondateurs.

 

140.000 parts de fonds. Concrètement, Easy Buziness propose à ses clients, sous la forme d’abonnement allant de 1.000 à 2.500 euros, selon les options choisies pour une licence unique, l’accès à plusieurs outils de sélection de fonds. Un prix forfaitaire de 25.000 euros par an est prévu pour les banques privées ou les institutionnels avec des licences multiples et l’ensemble des options.

« La plateforme analyse et note plus de 140.000 parts de fonds accessibles en Europe, libellés en 25 devises et gérés par plus de 1.000 sociétés de gestion dans plus de 50 juridictions différentes », détaille Bruno Zutterling, la tête pensante derrière les algorithmes utilisés par la fintech. 

 

Trois notes sur 20. La plateforme repose sur un système de triple notation sur 20. Une note de régularité, qui mesure la capacité d’un fonds à reproduire mois après mois des performances identiques par rapport à ses concurrents. «Cette mesure ne dit rien de la capacité d’un fonds à être performant, elle mesure uniquement sa régularité. Un fonds qui est systématiquement dernier aura donc une excellente note de régularité», explique Bruno Zutterling. 

La seconde note est une note de compétitivité, qui évalue la capacité d’un fonds à battre les fonds de sa catégorie. Enfin, la dernière note est une note de performance mesurant le niveau absolu de performance du fonds sur 2 et 3 ans, indépendamment des autres OPCVM. 

Fini le drawdown, le ratio de Sortino ou la tracking error... C’est avec la combinaison de ces trois notes que l’utilisateur va construire son portefeuille. « Nous avons fait un choix délibéré de limiter le nombre de critères car notre but est de simplifier au maximum le processus de sélection », ont insisté les fondateurs lors d’une présentation de leurs outils à la presse. L’objectif est de permettre aux conseillers de pouvoir expliquer simplement les choix d’allocation à leurs clients. « Nous avons conçu la plateforme en pensant aux clients finaux. Nous voulions que ces derniers comprennent instinctivement tous les graphiques et notations qui leur sont présentés », résume Claude Cadeau. 

Si EasyBuziness a démarré avec un « simple » outil de comparaison de fonds, la plateforme s’est depuis enrichie. Elle propose notamment un système d’alerte sur les fonds détenus en portefeuille. Tous les mois, chaque client reçoit un rapport d’activité sur les fonds qu’il a sélectionné au sein de ses portefeuilles. Ce rapport précise notamment si certains de ces fonds ont adopté un comportement non conforme par rapport à leur historique. 

« Nous conseillons à nos clients de contacter la société de gestion lorsque le ratio de compétitivité d’un fonds passe en dessous de 50 % », insiste Bruno Zutterling. 

La fintech compte actuellement une cinquantaine de clients. Elle va concentrer ses efforts de développement sur le marché des CGP et des banques privées en Europe, dans les pays francophones.