Fintechs

Des partenariats à foison

Les fintechs continuent d’animer le secteur de la gestion de patrimoine
Parmi elles, trois ont signé des accords avec des acteurs historiques
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Active Asset Allocation.

Cette société d’ingénierie financière, dont Adina Grigoriu est la cofondatrice et la directrice générale, a d’abord travaillé à des modèles sur mesure pour des investisseurs institutionnels et de sociétés de gestion. Ses clients assureurs l’ont sollicitée pour s’extraire de leur dépendance aux fonds en euros. Sur cette base, « nous avons développé des modules d’aide à la décision pour les conseillers », précise la dirigeante. Ceux-ci sont en capacité de gérer les obligations réglementaires attachées à la connaissance client (KYC), créer un ou plusieurs projets d’épargne et individualiser leur offre.

Ses principaux partenaires sont l’assureur Spirica et son réseau UAF Life Patrimoine. Ils ont lancé des options dans des contrats de capitalisation à risque contrôlé en janvier 2017. Depuis juillet, d’autres options sont accessibles dans les contrats d’assurance vie Netlife et Valeur Absolue. A leur demande, la structure a travaillé à la mise au point d’outils « didactiques et ludiques » pour équiper les conseillers. En ce qui concerne la solution d’allocation d’actifs retenue, il s’agit d’un outil d’aide supplémentaire « qui ne se substitue pas au rôle du conseiller mais qui doit lui donner du temps et de la confiance dans les allocations », explique  Adina Grigoriu. Elle fait valoir que l’offre en question a été « travaillée avec l’assureur ». Celui-ci connaît le détail du modèle et a aidé à réfléchir aux classes d’actifs qui doivent être présentes en portefeuille. Un algorithme d’intelligence artificielle destiné à rendre le parcours client le plus ludique possible est en cours de développement par l’équipe (neuf personnes et cinq développeurs). Des embauches sont prévues.

Fundshop.

Pour Leonard de Tilly, le président et cofondateur de Fundshop, un effort a porté sur le développement d’un robot d’allocation destiné aux distributeurs de produits d’épargne en y intégrant un ensemble de fonctionnalités. L’outil vise à l’automatisation des étapes de construction et de suivi des portefeuilles financiers. « Un ensemble de produits d’épargne fournis par des assureurs sont référencés. Nous connaissons la liste des instruments financiers éligibles, la structure de frais et nos partenaires vont pouvoir paramétrer des informations portant par exemple sur les sous-univers de fonds sur lesquels ils souhaitent travailler. » Sur cette base, « l’outil permet de générer des recommandations d’allocation d’actifs en fonction d’un profil de risque, des conditions de marché, des contraintes du produit et des paramètres propres au client distributeur ». Un parcours réglementaire digitalisé comprenant le document d’entrée en relation et la lettre de mission a été intégré.

L’offre de Fundshop est positionnée en acteur complémentaire de la chaîne de valeur traditionnelle. La jeune société compte aujourd’hui douze partenaires sur le marché français, dont une plate-forme destinée aux conseillers patrimoniaux qui va lancer une solution en ligne complète. L’assureur Apicil a récemment pris une participation au capital de la start-up à hauteur de 2,2 millions. Non retenu par Generali, l’outil a été sélectionné par Spirica et UAF Life Patrimoine au profit d’un de leurs partenaires.

Fundvisory.

Pour Nicolas Gonzales, son dirigeant et cofondateur, l’offre commerciale repose sur une solution destinée à tous les investisseurs financiers qui permet une automatisation de certains procédés. Elle repose sur trois modules : de profilage, d’allocation et de reporting. Un partenariat est à l’œuvre avec Allianz mais aussi avec un des principaux courtiers d’Aviva et des négociations sont bien avancées avec un établissement bancaire. Pour expliquer le succès des fintechs, Nicolas Gonzales considère que les grands groupes sont en recherche d’expertise et d’agilité, ce qu’elles trouvent chez ces jeunes entreprises qui sont capables de s’insérer dans les outils de gestion de compte clients existants et tirer profit de l’analyse de ces bases de données afin d’optimiser la relation client.

Le travail en architecture ouverte est à l’ordre du jour puisqu’une collaboration sur les besoins d’agrégation de comptes est à l’œuvre avec Budget Insight, mais aussi avec Upsideo, OPCVM 360 – un système de données financières – et USign pour la signature électronique. L’objectif est clair : il consiste à mettre entre les mains des prospects une solution digitale complète. Chez Fundvisory, les trois cofondateurs collaborent avec six salariés. 

 

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