David Ganozzi quitte Fidelity

Le professionnel de l'investissement, qui gère depuis Paris 5 fonds dont le "flagship" Fidelity Patrimoine, " a récemment informé Fidelity du fait qu'il aimerait faire une pause dans sa carrière

Par Newsmanagers

David Ganozzi, gérant chez Fidelity International depuis 2000, va quitter la société de gestion le 30 septembre prochain. Le professionnel de l'investissement, qui gère depuis Paris 5 fonds dont le "flagship" Fidelity Patrimoine, " a récemment informé Fidelity du fait qu'il aimerait faire une pause dans sa carrière ", indique un communiqué de la société. Les responsabilités de gestion de portefeuille des fonds dont il avait jusqu'ici la charge seront confiées à Nick Peters, basé à Londres au sein de l'équipe de gestion de portefeuille Multi Asset. Nick Peters, qui a rejoint à Fidelity en 2012, gère environ 7,5 milliards de dollars d'encours pour le compte de clients distributeurs et institutionnels et ses mandats comprennent des stratégies total return.


Fidelity Patrimoine représentait un encours de 278 millions à fin juillet. Le produit de droit luxembourgeois affichait depuis le début de l'année une performance de 0,6 %, contre +1,4 % pour son indice de référence. Sur cinq ans, le fonds gagnait 20 % contre 24,5 % pour l'indice.
« Nick gère déjà plusieurs mandats et fonds similaires, ce qui assure une continuité à nos clients. Charles-Henri Kerkhove, en tant que directeur des Investissements au sein de la franchise MultiAsset, apportera un soutien supplémentaire à nos clients basés en France. Charles-Henri dispose d'une expérience significative sur le marché français du fait de sa responsabilité sur d'autres fonds d'allocation d'actifs détenus par des investisseurs professionnels en France », souligne Fidelity.


Fidelity profitera de ce changement pour faire évoluer la gestion du fonds Fidelity Patrimoine, en y ajoutant de nouvelles classes d'actifs. Ainsi, le portefeuille pourra investir jusqu'à 30 % (contre 10 % depuis l'an dernier) dans des classes d'actifs de diversification. Cela inclura notamment des loans sur les taux variables, des infrastructures, des parcs éoliens, de l'immobilier... en résumé, « des stratégies qui sont moins « beta driven » », selon Jean-Denis Bachot, directeur du bureau parisien de Fidelity.  Ces investissements se feront par le biais de « closed end funds ». « Cela apportera du rendement, de la décorrélation et de la diversification », commente Jean-Denis Bachot. Dans le même temps, la part actions sera augmentée et pourra atteindre 50 % du portefeuille.


« La gestion patrimoniale a besoin de se réinventer aujourd'hui », explique Jean-Denis Bachot. « Le fonds a connu un parcours satisfaisant, mais nous voulons aller plus loin et aussi nous différencier davantage de l'offre existante. Nous allons offrir aux clients davantage de flexibilité et élargir l'univers d'investissement avec des stratégies de diversification », poursuit-il.