Cyrus et Amplegest : une logique « de génération de revenus et non de réduction des coûts »

Les dirigeants des deux sociétés insistent sur la logique de complémentarité du rapprochement et d'imbrication des schémas commerciaux.
Meyer Azogui, président du groupe Cyrus et Arnaud de Langautier, président d'Amplegest

Avec le rachat d'Amplegest acté le 7 juillet, Cyrus entend apporter la brique manquante à son panel de gestion d'actifs. « Cyrus voulait accroître sa gestion privée, et peut ainsi toucher de grands clients entrepreneurs et avoir accès à quelques fonds typés qui répondent à sa recherche d'offres intégrées pour les clients, a confié à la rédaction Arnaud de Langautier, président d’Amplegest. De notre côté, nous aurons accès au réseau de distribution interne de Cyrus, qui peut nous amener plus de clients privés et renforcer notre capacité d'investissement en intégrant un groupe qui nous donne cette puissance. » 
Une complémentarité aussi mise en avant du côté de Cyrus. Invest AM, la société de gestion du groupe, ne propose pas de gestion en titre vifs. « Amplegest fait cela, a indiqué Meyer Azogui, président du groupe lors d'un point presse. Eux n'avaient pas de fonds diversifiés, de non coté, de produits structurés, d'immobilier ou d'ingénérie patrimoniale globale. » Amplegest apporte également un réseau de distribution externe solide, là où celui de Cyrus est encore balbutiant. 

Au-delà d'une articulation de l'offre, les deux dirigeants ont insisté sur le facteur humain du rapprochement. A Cyrus, on ne manquait pas d'emphase sur « l'âme » d'Amplegest, en faisant notamment référence à son implication dans l'ISR et à sa contribution philantropique importante. Idem pour la politique RH : Arnaud de Langautier a évoqué une logique « de génération de revenus et non de réduction des coûts ». « On garde les équipes », a appuyé Meyer Azogui. Celles d'Amplegest vont d'ailleurs prendre leur participation au capital de Cyrus. A l'inverse, l'investissement de Cyrus ramène la participation d'Allinvest dans Amplegest à 9%, pendant que Bridgepoint en acquiert 25%. « Il était primordial de conserver la gouvernance et le capital : 66% des parts sont détenues par des personnes physiques, soit environ 150 actionnaires », a souligné Meyer Azogui. 

Etape suivante, la fusion des sociétés de gestion de Cyrus et d'Amplegest (Octo AM), sous réserve de l'accord de l'Autorité des marchés financiers.