Cyrus double son activité en 2021

Le groupe a réalisé une collecte brute de 1,1 milliard d’euros l’an dernier.
Meyer Azogui, président du groupe Cyrus

«C’est l’année du 100%», a lancé Meyer Azogui, président de Cyrus, lors d’un point presse sur l’activité 2021 du groupe organisé mercredi 2 février. Le dirigeant faisait référence à plusieurs chiffres clefs qui ont doublé en un an. Le chiffre d’affaires est ainsi passé de 54,5 millions d’euros en 2020 à 108,5 millions en 2021. La collecte brute s’est établie à 1,1 milliard d’euros contre 537 millions un an plus tôt. 700 millions d’euros proviennent de la gestion privée, 300 millions de l’immobilier et 100 millions de la gestion d’actifs collective.

Les encours du groupe sont eux passés de 4,6 milliards d’euros à 9,3 milliards. Cette hausse provient majoritairement des opérations de croissance externe pour quelques 3,7 milliards d’euros et notamment de l’acquisition d’Amplegest, qui gère à ce jour 2,6 milliards d’euros. «En 10 ans, notre collecte a été multipliée par 6,5, notre chiffre d’affaires par 8 et le nombre de nos collaborateurs par 4», a résumé Meyer Azogui. Les encours eux ont été multipliés par 6,6.

«Rassasié»

Pour 2022, le groupe est confiant, jugeant la conjoncture actuelle très positive pour la gestion de patrimoine. «Aujourd’hui, la part de marché des CGP sur les flux est d’environ 12%», a avancé prudemment le président de Cyrus. Si la part sur les stocks reste plus faible, entre 7% et 8%, le chiffre reste parlant. Pour le dirigeant, il s’explique par le besoin accru de conseil des particuliers et par la segmentation à la hausse des banques privées.

Le marché de la gestion de patrimoine est florissant et les fonds d’investissement ne s’y sont pas trompés. «Il y a une douzaine de fonds qui sont désormais sur notre marché, c’est beaucoup pour une industrie comme la nôtre», considère Meyer Azogui. Une situation qui a du bon puisqu’elle témoigne de la santé du marché et surtout de la récurrence de ses revenus, mais qui tire aussi vers le haut les prix des cabinets. Le dirigeant, qui ne souhaite pas «participer à cette inflation», a rappelé que Cyrus n’est généralement pas présent sur les dossiers à appel d’offre (en dehors de Cimea Patrimoine en 2021).

Pour l’année à venir, le groupe restera «opportuniste», mais son président n’a pas caché être quelque peu «rassasié» et avoir besoin de digérer les opérations réalisées l’an passé. Il est vrai qu’avec l’arrivée de 130 collaborateurs, portant les effectifs du groupe à 340, Cyrus a changé de dimension en quelques mois.