Credit Suisse défend une bonne gestion de son exposition à la Russie

La rédaction
La banque confirme appliquer toutes les sanctions « en particulier celles émises par l'Union européenne, les Etats-Unis et la Suisse ».

Credit Suisse détaille à son tour son exposition à la Russie. La banque suisse a précisé jeudi que son exposition nette à la Russie s'établissait à 848 millions de francs suisses (827 millions d'euros) au 31 décembre 2021. « Cela comprend les expositions aux produits dérivés et au financement dans la banque d'investissement, les expositions au financement du commerce extérieur dans la division Swiss Universal Bank [ses activités suisses] et des prêts Lombard et autres prêts à des clients fortunés dans l’activité International Wealth Management », précise le groupe dans un communiqué. « Ces expositions nettes ont été réduites depuis la fin de l'année 2021 », tempère le groupe.

« Nous pensons que l'exposition de la banque par rapport à la Russie est bien gérée, avec des systèmes appropriés en place pour faire face aux risques associés », juge le directeur général de Credit Suisse, Thomas Gottstein. Outre cette exposition nette, la banque indique que les actifs nets détenus par ses filiales russes, JSC Bank Credit Suisse et LLC Credit Suisse Securities, atteignaient 195 millions de francs suisses au 31 décembre 2021 et disposer d’un bureau physique à Moscou où travaille environ 125 salariés.

Alors que la banque confirme appliquer toutes les sanctions « en particulier celles émises par l'Union européenne, les Etats-Unis et la Suisse », elle affirme avoir des expositions totales minimes au risque de crédit envers des personnes spécifiquement sanctionnées gérées par sa division Wealth Management. Enfin, ses expositions au risque de crédit en Ukraine, où elle ne dispose pas de bureaux, et en Biélorussie « n'étaient pas significatives au 31 décembre 2021 ».

Le groupe, qui estime qu'il est trop tôt pour apprécier les conséquences de la guerre, se veut plutôt rassurant à court terme : « l'augmentation de l'activité commerciale et de couverture qui en résultera devrait être compensée par une réduction des émissions sur les marchés des capitaux en raison de la hausse de la volatilité ainsi que par des provisions de crédit plus élevées ».