Affo

Bientôt une formation dédiée aux family office

L’Affo annonce le lancement d'une formation dédiée aux family office créée en partenariat avec l’Aurep
Les grandes familles réalisent l’importance de se structurer et les family office se professionnalisent
Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l'Affo

L’Association française du family office (Affo) constate un développement extrêmement important de son activité. Elle est portée par l’environnement de l’entreprise familiale qui a besoin d’un family office », souligne Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l’association. Le professionnel en veut pour preuve le dernier rapport d’UBS sur les family office mondiaux, selon lequel 67 % des 311 family office interrogés ont été créés après l’an 2000. De son côté, l’Affo compte une centaine de membres dont la moitié sont des partenaires (banques, courtiers d’assurances, experts en art, avocats, notaires, conseils en immobilier…). 7o % des family office sont des « single » (structure détenue à 100 % par une famille) : « un chiffre en augmentation depuis un an », selon Sophie Quancard, déléguée générale de l’association. « Les familles réalisent l’importance de se structurer », reconnaît-elle.

Le private equity a la cote. Selon un sondage publié par l’Affo en collaboration avec Opinion Way, les produits d’investissement les plus représentés dans les classes d’actifs des familles en 2018 sont le private equity avec 21 % ; suivi de l’immobilier avec 17 %. Et ces deux classes d’actifs devraient encore voir leur part augmenter selon la majorité des personnes interrogées (1). Viennent ensuite les actions cotées avec 16 % - en baisse de six points - et l’assurance vie avec 13 %.
 Les événements qui ont eu le plus d’impact sur les choix d’investissement des familles sont la forte valorisation des actifs cotés ou non (pour 51 % des personnes interrogées) ; le bas niveau des taux d’intérêt et la politique des banques centrales (pour 50 %) ainsi que l’évolution de l’environnement fiscal en France (pour 42 %). Pour la majorité des sondés (55 %), le remplacement de l’ISF par l’IFI n’a pas eu d’impact significatif sur le retour des familles en France. Quant à l’entrée en vigueur de la flat tax en janvier 2018, « elle a été bien accueillie et perçue favorablement, notamment parce qu’elle apporte clarté et simplification ainsi qu’un impact positif sur les transactions et une meilleure visibilité notamment vis-à-vis des prélèvements sociaux », selon ce sondage.

Importance de l’image des familles. Alors que l’Affo a consacré son dernier livre blanc à la gestion des risques pour les familles, cette enquête révèle également que le risque d’image se place en tête de ceux cités par les family office (pour 78 %, +5 points). Viennent ensuite les risques liés à la gouvernance (pour 76 %, -1 point) et à l’éducation des membres qui la composent (pour 76 %, +2 points), ainsi que ceux liés à l’ubérisation de l’économie (pour 65 %, +2 points). La plus forte hausse concerne les risques liés à la protection des données : 64 %, soit une augmentation de 17 points par rapport à l’an dernier. « Cette hausse peut notamment être attribuée à l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018 », selon l’association.

Formation avec l’Aurep. Parmi ses perspectives 2019-2020, l’Affo annonce le lancement d'une formation dédiée au métier de family office en partenariat avec l’Aurep. « L’Affo met beaucoup l’accent sur la professionnalisation de ses membres, et ces formations pourront aussi intéresser des familles qui cherchent à développer un family office », précise Thierry de Poncheville, vice-président de l’association. L’Affo lance aussi sa 6e commission consacrée à l’immobilier, dont les travaux feront l’objet du prochain livre blanc (2), et crée un comité juridique et fiscal pour mettre à disposition de ses membres des notes sur la réglementation. 


(1) 400 questionnaires ont été envoyés aux family office et partenaires de l’Affo entre mi-janvier et mi-février 2019. 25 % de sondés ont répondu.
(2) Les cinq autres commissions sont consacrées à la gestion des risques pour les familles, la philanthropie, la gouvernance familiale, l’allocation d’actifs, l’éducation et la formation.