Axa IM fait approuver son plan de départs volontaires

La filiale de gestion d'Axa veut supprimer 90 postes. Elle propose une indemnité de rupture de contrat pouvant aller jusqu'à 21 mois de salaire et bonus.

Axa Investment Managers (IM) va mettre en place un plan de départs volontaires (PDV) après avoir obtenu lundi l'accord de la CFDT, syndicat majoritaire au sein de la société de gestion, a appris L’Agefi de sources concordantes. «La CFDT a fait part de son intention de signer, confirme une porte-parole d'Axa IM. Les négociations en comité d'entreprise (CE) se termineront ce jeudi».

Le PDV prévoit 90 départs sur une période courant de mi-novembre (après validation par la Direccte) à 2020. Il découle de la restructuration annoncée en juin par la filiale de l'assureur Axa, qui gérait 759 milliards d’euros à fin juin 2018. Il prévoit, d'ici à 2020, 100 millions d’euros d’investissements d’ici à 2020 et 100 millions d’euros de baisse des charges, dont 210 suppressions de postes principalement en France et au Royaume-Uni. En France, 10% environ de l’effectif est concerné, soit 160 postes, mais le PDV est de moindre ampleur compte tenu des emplois vacants.

«Après un démarrage difficile, la négociation s’est faite dans un bon esprit et avec la volonté d’aboutir, même si nous regrettons d’avoir été mis devant le fait accompli sur la stratégie du groupe en matière d’asset management, déclare à L’Agefi Bernard Bosc, coordinateur national de la CFDT chez Axa France. Les conditions sont globalement supérieures à ce qui a été fait récemment chez Natixis ou Amundi également avec une CFDT majoritaire dans ces entreprises ». L’accord prévoit une indemnité de rupture pouvant aller jusqu’à 21 mois de salaire, bonus et autres avantages inclus, un congé de reclassement de 12 à 18 mois et 20.000 euros par salarié pour la création d’entreprise. Après le rachat de l’italien Pioneer, Amundi a proposé à ses salariés en France «jusqu'à 27 mois de salaire avec suffisamment d'ancienneté ou un an d'indemnités dégressives sur la période en cas de création d'entreprise», rapportait NewsManagers (groupe Agefi) en mars. Mais cette enveloppe concernait seulement le salaire brut.

Chez Axa IM, les conditions sont jugées insuffisantes par l’Ugict-CGT. «La CFDT a cédé sur tous les fronts, validant un PDV au rabais dont elle est seule co-signataire et co-responsable avec la direction d’Axa IM, juge le syndicat minoritaire dans un tract. […] Les termes ne reflètent pas ce qui a été négocié et demeurent très en dessous des 'revendications fermes' du syndicat signataire majoritaire.» Si elle approuve les conditions du PDV, la CFDT rendra toutefois un avis défavorable au plan de transformation, lors du CE de ce jeudi.