Gestion privée

Avenir Finance se recentre sur son cœur de métier

La société lyonnaise a renforcé ses équipes commerciales et cédé une partie de ses activités non stratégiques La dernière opération est la vente, en fin d’année, de 80 % d’Avenir Finance Gestion, sa filiale dédiée au non-coté.

Avec l’annonce, il y a quelques semaines, de la cession de 80 % d’Avenir Finance Gestion, sa filiale dédiée au non-coté, au groupe Pelican pour un million d’euros, Avenir Finance achève un cycle de réorganisation entamé en septembre 2007.

Un renforcement des forces commerciales…

Anticipant les conséquences de la crise, Avenir Finance a d’abord réorganisé sa distribution qui dépendait pour environ 40 % d’une centaine de conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). « Nous avons estimé à l’époque qu’il était dangereux de dépendre si fortement des CGPI et avons donc initié une politique de renforcement de notre distribution interne, qui ne comptait que vingt conseillers salariés », rappelle Cyril Lureau, directeur général délégué d’Avenir Finance.

Amorcé en janvier 2008, le plan de développement s’est concrétisé par le recrutement de cinq managers, un formateur et 25 conseillers en dix-huit mois. Aujourd’hui, la société compte 45 commerciaux, avec l’objectif d’atteindre la centaine et de couvrir l’ensemble du territoire d’ici à trois ans. En 2010, une trentaine de nouveaux conseillers devraient rejoindre Avenir Finance.

… et des partenariats.

Malgré une réduction des effectifs concentrée sur les fonctions supports à l’été 2008, le développement commercial s’est poursuivi avec la montée en puissance du partenariat avec BNP Paribas Banque Privée qui propose l’offre d’Avenir Finance en matière d’immobilier ancien, notamment en Malraux. Une offre renouvelée puisque la société a lancé à l’automne dernier sa première SCPI sur ce thème et entend développer davantage la pierre papier au détriment de l’immobilier physique, jugé trop mobilisateur de fonds propres. Le partenariat, qui ne concernait initialement que 40 centres, a été étendu et d’ici à fin 2010, les 90 centres BNP Paribas Banque Privée devraient être couverts.

En 2009, Avenir Finance a également signé un accord avec Fortis Assurances - qui n’a pas intégré le groupe BNP Paribas. L’accord porte sur une prise de participation de 35 % dans Sicavonline, la plate-forme de produits et services patrimoniaux en architecture ouverte du groupe, pour un montant de 5,4 millions d’euros. « Internet est pour nous un canal d’acquisition de prospects ciblés plus qu’un canal de distribution pur. La prise de participation de Fortis vise à donner les moyens à Sicavonline d’augmenter son trafic, et donc son nombre de prospects », explique Cyril Lureau. L’accord comporte aussi un volet commercial. Il est ainsi convenu que la distribution externe pour l’ensemble des produits soit dorénavant animée par Fortis Assurances, qui compte environ 500 CGPI partenaires.

Retour au cœur de métier.

La cession de 80 % d’Avenir Finance Gestion, gestionnaire de fonds d’investissement de proximité (FIP) et de fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI), constitue la dernière étape de la réorganisation du groupe. « Le non-coté représentant une faible part dans le groupe, nous avons préféré chercher un partenaire avec lequel nous avons signé un accord de distribution, indique Cyril Lureau. Notre stratégie est désormais de recentrer notre activité sur les métiers où nous avons une réelle expertise, c’est-à-dire la gestion privée et la gestion d’actifs. »

En effet, en dehors des recrutements de conseillers en gestion privée, la gestion d’actifs représente l’autre pilier du développement du groupe fondé par Danyel Blain. Avenir Finance Investsment Managers, tourné notamment vers la multigestion, compte aujourd’hui quatre équipes, la dernière arrivée à l’automne 2009, et a vu ses encours sous gestion augmenter de 80 % en un an à 450 millions d’euros à fin 2009.

Dotée de moyens financiers importants issus des cessions de ces derniers mois, la société entend développer ces deux activités et tripler son chiffre d’affaires - 27,6 millions d’euros en 2009 - d’ici à trois ou cinq ans.