Un exercice 2013 calme pour la cellule anti-blanchiment suisse

Le bureau de communication en matière de blanchiment d’argent, dit « MROS », vient de publier son rapport annuel.

Peu d’évolutions marquantes sont à souligner. Le rapporteur signale que « les communications de soupçons connaissent une baisse par rapport aux deux années précédentes. En effet, 2013  n’a pas connu d’évènements exceptionnels de nature à engendrer un nombre considérable de communications  comme dans les années précédentes. Ce nombre moins élevé de communications a toutefois permis au MROS d’approfondir encore ses analyses. Les homologues étrangers ont été davantage sollicités  (environ 400 personnes physiques ou morales de plus qu’en 2012). Il en résulte un taux de retransmission aux autorités de poursuites plus bas que les années précédentes.

Différents cas typiques de blanchiment sont mis en lumière dont celui d’ « une personne originaire d’un pays voisin qui désirait conclure une assurance vie (p.45) ». L’abus de confiance ou blanchiment d’argent pour le compte du crime organisé par un gestionnaire de fortune est également envisagé (p.51).  

Plus curieusement, les campagnes de régularisations fiscales menées aux Etats-Unis et en France n’ont pas donné lieu à des signalements.