Mise en garde de Tracfin sur l'utilisation du crowdfunding à des fins de blanchiment

L'Agefi.fr
« Les plateformes de crowdfunding présentent un certain nombre de caractéristiques propices à différents schémas frauduleux, l’utilisation d’internet permettant de dématérialiser et de démultiplier la portée de vecteurs classiques de blanchiment et de fraude » précise ainsi l’organisation.

L’utilisation dévoyée d’une plateforme de crowdfunding dans le cadre d’un trafic de drogue est l’un des cas typologiques développés dans le rapport annuel d’analyse et d’activité 2013 de Tracfin (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins). « Les plateformes de crowdfunding présentent un certain nombre de caractéristiques propices à différents schémas frauduleux, l’utilisation d’internet permettant de dématérialiser et de démultiplier la portée de vecteurs classiques de blanchiment et de fraude » précise ainsi l’organisation.

 

Le risque identifié par Tracfin concerne notamment la possibilité d’utiliser une plateforme pour donner une apparence légale à une opération de blanchiment « en permettant de consolider des flux financiers vers un compte collecteur domicilié à l’étranger. » Ce montage peut être complexifié en y « surimposant l’utilisation de monnaie électronique et (ou) virtuelle ».

 

Pour faire face à cette menace, Tracfin cite un certain nombre de critères d’alerte, « montants donnés/prétés/investis et modalités de versement de ces montants », « doute sur l’identité du bénéficiaire effectif des sommes collectées », « profil des investisseurs et nature du projet financé » et émet trois recommandations à destination des plateformes de crowdfunding en matière de contrôle interne :

 

-          Une bonne connaissance des contributeurs et porteurs de projet

-          La détection des comportements suspicieux

-          Une classification des risques appropriée