Le FMI plaide pour "une réforme plus large des incitations fiscales et de l’épargne réglementée" en France

Le Fonds monétaire international (FMI) plaide pour "une réforme plus large des incitations fiscales et de l’épargne réglementée" en France, selon les conclusions préliminaires publiées par le Fonds dans le cadre de sa mission de consultation "article IV".

Une telle réforme "pourrait se révéler nécessaire afin d’accroître la capacité des banques à récolter des dépôts, d’assurer l’efficacité de l’intermédiation financière et d’assurer un financement continu des entreprises", explique le Fmi dans la perspective d'une reprise de l'activité en France dans le courant de l'année 2014.

Selon le Fmi "la faiblesse de la demande de crédit, malgré une croissance positive, a aidé les banques à réduire le ratio crédits sur dépôts plus rapidement que prévu et à converger vers les nouvelles exigences de liquidités". Mais avec la reprise économique (1 % attendu pour 2014) et le redémarrage de la demande de crédit, "la capacité des banques à financer l’économie pourrait néanmoins s’avérer insuffisante", estime le Fmi. "Ce risque peut être limité par la titrisation des crédits bancaires et par le recours des grandes entreprises et des entreprises de tailles intermédiaires (ETI) au financement de marché. Néanmoins ces mécanismes mettront du temps à se développer et sont eux-mêmes sujets à certains risques", poursuit le Fonds.

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