FCPI

Truffle Capital se tourne vers les CGPI

A l’occasion de la campagne pour l’impôt sur le revenu, la société de gestion lance le quatrième millésime de son FCPI Fortune - Malgré un contexte difficile, Truffle Capital poursuit son développement en renforçant notamment sa présence auprès des CGPI.

Fondée en 2001, la société de gestion spécialisée dans le capital-investissement Truffle Capital vient de lancer son nouveau fonds à destination des particuliers, FCPI Fortune 4. Quatorzième FCPI développé par la société de gestion depuis sa création, Fortune 4 ne rompt pas avec ses prédécesseurs concernant l'approche d’investissement.

Approche spécialisée sur les spin-offs.

L’univers d’investissement se répartit ainsi toujours entre trois secteurs : l’énergie, les technologies de l’information et les sciences de la vie. Soutenant des entreprises développant des technologies de rupture, Truffle Capital se focalise par ailleurs sur des sociétés nées de groupes industriels (spin-offs), de laboratoires et d’universités.

Les investissements du FCPI Fortune 4 devraient être compris entre 250.000 et 6 millions d’euros, dans la limite de 35 % du capital social ou des droits de vote de chaque société cible. Les investissements se feront majoritairement dans des titres ou parts sociales, et accessoirement à travers d’autres instruments tels que des obligations convertibles, des avances en comptes courants ou autres créances convertibles ou non. Enfin, Truffle Capital siégera systématiquement au conseil d’administration des entreprises financées.

Prises de participations majoritaires.

Cette présence au conseil d’administration est une constante pour Truffle Capital qui prend, dans de nombreux cas, la majorité des cibles et non pas de tickets minoritaires, cette participation pouvant être prise conjointement par plusieurs fonds de la société, par exemple un FCPI et un FCPR.

« Nous cherchons souvent à prendre des participations majoritaires et à être impliqués dans la gestion des sociétés de notre portefeuille. Nous identifions les entreprises dont l’activité ou les projets contribuent à répondre à une demande encore non satisfaite sur leur marché et qui ont le potentiel pour devenir des leaders dans leur secteur », résume ainsi Philippe Pouletty, cofondateur et directeur général de Truffle Capital. « Les entreprises sélectionnées doivent posséder une technologie très forte et un fort potentiel de valeur ajoutée à développer. En revanche, le chiffre d’affaires n’a aucune importance dans la sélection », ajoute-t-il.

Développer les partenariats avec les CGPI.

Comptant 15 personnes, Truffle Capital gère, au 30 septembre 2012, 520 millions d’euros répartis entre fonds communs de placement à risque (FCPR) réservés aux institutionnels d’un côté, et fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) de l’autre. Contrairement à certains de ses concurrents, Truffle Capital n’envisage pas pour le moment de proposer de FCPR aux particuliers. Ceux-ci resteront donc réservés aux institutionnels et investisseurs avertis de type family offices.

Afin de poursuivre son développement, la société a en revanche décidé d’augmenter le nombre de ses partenaires. Alors que la commercialisation des fonds reposait depuis les débuts sur des partenariats noués d’une part avec des investisseurs institutionnels pour les FCPR et d’autre part avec des réseaux de banques, de compagnies d’assurance et quelques grands consultants financiers pour les FCPI, Truffle Capital s’est tourné depuis quelques mois vers les conseillers en gestion de patrimoine. Signe de cette nouvelle stratégie, la société de gestion était présente cette année pour la première fois au salon Patrimonia. « L’accueil reçu a été plutôt bon et nous a permis de nouer des contacts intéressants », se réjouit Sneha Hiremath, en charge des relations avec les investisseurs chez Truffle Capital. La société, qui a pour l’instant conclu une trentaine de partenariats, souhaite doubler ce nombre dans les douze prochains mois.