Tous les chemins

Tous les chemins mènent au métier de conseiller patrimonial. C’est l’une des leçons que l’on pourrait tirer du cinquième Grand Prix du Patrimoine Experts Certifiés dont nous présentons les résultats cette semaine.

Parmi les trois grands vainqueurs de ce millésime figure en dauphin un candidat d’origine hongroise qui a conduit un parcours d’ingénieur mécanicien pendant une quinzaine d’années avant de se reconvertir en agent d’assurance. Son poursuivant immédiat, quant à lui, est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agriculture et a passé dix ans au service marketing d’un grand distributeur avant de créer son cabinet d’indépendant. Pas de détours, en revanche, pour la lauréate 2009, qui a fait coexister études supérieures, certification et création de sa structure.

Mais quelle que soit la variété de ces itinéraires, un trait d’union rapproche les élus du jour, comme d’ailleurs leurs prédécesseurs et l’essentiel des postulants à l’examen de la CGPC : c’est l’exigence dans la perception de leur métier. Ce qui frappe, quand on leur parle, c’est la force de l’engagement : un engagement personnel puisqu’ils doivent conjuguer la préparation des épreuves avec leur activité professionnelle et leur vie familiale. Autant dire que les heures ne sont pas comptées. Et puis leur engagement professionnel avec une volonté unanime de porter haut le métier de conseiller patrimonial.

Voilà qui est pour le moins rassurant dans le contexte tourmenté que nous vivons où la tentation, chez certains, serait d’aller davantage vers la production en chaîne que vers la formation et la recherche de l’excellence. Pourtant, à l’heure où la clientèle a les nerfs quelque peu aiguisés, ce choix est sans aucun doute le chemin gagnant.