Shorts interdits en Italie pour trois mois, en France et en Belgique pour un mois

Par Adrien Paredes-Vanheule
L'AMF a confirmé la suspension des ventes à découvert pour une durée d'un mois après celle d'hier sur 92 valeurs.

Les régulateurs des marchés financiers italien, français et belge ont suivi les pas de leur homologue espagnol en prenant la décision d'interdire la vente à découvert pour une période de trois mois en Italie et d'un mois en France et en Belgique.

Pour la première fois, l'interdiction de "shorter" en Italie va concerner l'ensemble des sociétés cotées sur la bourse italienne. Le régulateur local Consob précise que toute forme d'opération spéculative baissière est prohibée, même si elles se font à travers des dérivés ou d'autres instruments financiers. Les transactions intraday à la baisse sont également interdites.

Par cette décision, Consob entend restaurer l'intéfrité du marché. Le régulateur a également décidé d'introduire un régime temporaire de transparence renforcée sur les actions détenues par les investisseurs dans les compagnies italiennes cotées. Le seuil légal pour la communication de positions dans les sociétés italiennes est ainsi abaissé à 1% pour les entreprises de grande capitalisation et 3% pour les entreprises de petites et moyennes entreprises.

Cette mesure va impacter en particulier 48 compagnies cotées sur le marché électronique de Borsa Italiana et dont la capitalisation dépasse les 500 millions d'euros. 

Le régulateur français AMF a, lui, prolongé de 10 jours, sa décision initiale d'interdire toute création de position courte nette ou d’augmentation d’une position courte nette existante. Cette interdiction s'applique du 18 mars au 16 avril 2020. Elle vaut pour toute personne établie ou résidant en France ou à l’étranger dès lors que la position concerne une action admise à la négociation sur une plate-forme de négociation établie en France et que le titre relève de la compétence de l’AMF au sens du règlement. 

Quant à la suspension de la vente à découvert sur le marché belge (Euronext Brussels et Euronext Growth où le régulateur est compétent), elle s'applique selon la décision de la FSMA jusqu'au 17 avril 2020. Aussi l'interdiction s'applique-t-elle aux instruments financiers liés aux indices et dont les actions interdites d'être shortées représentent plus de 20 % de l'indice en question.