Qu’entend-on par rentabilité ?

Le rendement des actifs s’obtient par le rapport du résultat net sur les actifs gérés. Si l’on souhaite mettre en évidence la rentabilité d’exploitation, l’indicateur à prendre en compte devrait être le rapport du résultat d’exploitation (1) aux encours gérés. Or, au dire des consultants, ce n’est pas le cas.

Alors, évidemment, le résultat de ce calcul n’a pas grand-chose à voir avec les chiffres avancés par les acteurs concernés, à savoir une rentabilité comprise entre 0,6 % et 1,1 % des actifs gérés (voir le tableau). Pour retrouver cette proportion, il faut considérer des ratios tels que le PNB (2)/encours ou les commissions/encours, c’est-à-dire prendre en considération au numérateur de la division des produits bruts de charges. La profession aime à communiquer sur ce dernier ratio.

Alors, peu rentable la gestion privée ? « N’oublions pas, d’une part, que l’on parle de millions d’euros et que, d’autre part, l’activité est peu consommatrice de capitaux propres et, a priori, à faible risque. Si le taux de rendement des actifs (résultat net/actifs gérés) peut se révéler faible, en général, le taux de rentabilité des capitaux propres alloués à cette activité, lui, est élevé », explique Christophe Nijdam, analyste secteur bancaire chez Alpha Value.

(1) Le résultat d’exploitation se détermine en soustrayant au produit net bancaire (PNB) les charges générales d’exploitation telles que les charges de personnel par exemple. A ce résultat, on ôte le coût du risque, c’est-à-dire le risque de non-remboursement des prêts consentis à la clientèle et de non-récupération des créances.

(2) Le PNB est constitué de la différence entre les commissions et les intérêts reçus d’un côté, et les commissions et les intérêts versés de l’autre.