Grand Prix du Patrimoine des Jeunes Diplômés 2017

Paris-Dauphine s'impose une nouvelle fois

Pour la quinzième édition du Grand Prix des Jeunes Diplômés, en dépit d'un nombre de cursus inférieur à celui de l'an passé, la concurrence a été très rude, tant à l'écrit qu'à l'oral
Le jury a attribué la première place à Paris-Dauphine, devant Assas et Lyon ex æquo, tandis qu'à l'oral, le Prix du Conseil revient à une étudiante de l'université d'Aix-Marseille

Les années se suivent... et ne se ressemblent pas. Contrairement à l’année dernière où il n’avait pas été possible de départager les deux premiers, cette quinzième édition du Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés a porté au pinacle le seul master 2 Droit du patrimoine professionnel de Paris-Dauphine, sous la direction de Sophie Schiller. De fait, une mention spéciale doit être accordée à ce cursus qui, en creusant une fois de plus son sillon, vient de confirmer sa qualité de fillière la plus capée de notre Grand Prix. La performance est d’autant plus remarquable que ce rendez-vous annuel avec les étudiants a bâti son succès sur le niveau élevé des connaissances et des qualités générales qu’il exige. Et cette édition n’a pas fait exception, il s’en faut… Derrière le lauréat d’ailleurs, le jury, constitué d’experts de BNP Paribas Banque Privée, de la Compagnie des conseils et experts financiers (CCEF) ou de Cardif n’a pas réussi à départager deux cursus : le master de Gestion du patrimoine privé professionnel de Paris II-Panthéon Assas, dirigé par Claude Brenner, et le master 2 de Gestion de patrimoine de l’IAE Lyon 3 de Jean-Baptiste Cartier. Tous deux occupent la deuxième place.

Un Grand Prix de l’Ingénierie...

En pratique, la mécanique du Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés, composé d’un Grand Prix de l’Ingénierie et d’un Grand Prix du Conseil, est rodée. Dans le premier cas, il est question de juger le travail réalisé par cinq étudiants maximum d’un même master autour d’un cas pratique. Pour ce faire, les correcteurs, membres de la CCEF, appliquent une grille d’appréciation précise. Il est question de noter une cinquantaine de critères comme l’identification du contexte, la présentation du document rendu, la clarté de l’exposé, la relation avec le client, la longueur de l’exposé, etc. Et bien évidemment, il est tenu compte de l’analyse de fond, de la qualité des préconisations juridiques, fiscales et financières, et de leurs adéquations avec les attentes du client. Au terme de ce passage en revue, le jury rend son verdict qui établit le classement de l’édition dans la catégorie Grand Prix de l’Ingénierie.

... et un Grand Prix du Conseil.

Outre le traitement du cas concocté par la CCEF, un Grand Prix du Conseil est donc organisé qui se déroule en deux parties. La première, qui fait office de filtrage, est opérée dans la foulée de l’étude écrite réalisée dans les premiers mois de l’année. Chaque étudiant passe alors un entretien à proximité de son campus, de type contact clientèle, sur la base du cas traité. Concrètement, les candidats doivent simuler la découverte du client et préciser les attentes financières de l’intéressé. C’est donc le fond et la forme dont il est tenu compte, la partie technique et la partie argumentaire étant simultanément passées au tamis. Pour juger de la qualité des prestations, pas moins d’une quarantaine de responsables de BNP Paribas Banque Privée et de Cardif sont à la manœuvre dans toute la France. Au final, cette présélection va donner lieu à une notation qui permettra aux équipes ayant accumulé la meilleure moyenne écrite et orale de participer à un nouvel oral qui aura lieu le jour de la remise des prix à Paris.

Dans les faits, cette année, compte tenu de la présence d’ex æquo, ce sont les étudiants des sept premières universités qui ont eu la possibilité de passer un dernier oral le 29 juin dernier pour cette édition 2017. Pour chacun d’entre eux, deux experts de BNP Paribas Banque Privée et de Cardif ont joué le rôle du couple étudié, attendant d’être convaincus en une demi-heure par les solutions patrimoniales préconisées. A ce jeu, la présentation, les connaissances techniques mais également la réactivité sont scrutées attentivement afin de distinguer les plus brillants et convaincants.

Une édition 2017 très disputée...

Que penser de la compétition entre universités en 2017 ? En dépit de la difficulté de l’ensemble, la concurrence s’est révélée rude. Et c’est ce qui fait le sel de ce prix, où les meilleurs dossiers ont pu éventuellement aboutir à des préconisations légèrement différentes mais toujours de qualité. Dans ce cadre, une fois encore, les universités candidates ont été difficiles à départager – c’est un euphémisme. Derrière le lauréat et les deux ex æquo, démontrant que Paris a ses talents mais que les écoles et universités basées en province ne s’en laissent pas non plus compter, le classement du Grand Prix de l’Ingénierie a mis en évidence les difficultés des experts du jury à détacher une université par rapport à une autre. Pour preuve, pas moins de quatre établissements occupent la quatrième place ! Kedge Business School à Marseille, par l’intermédiaire de son mastère spécialisé en Management financier et organisationnel (option Gestion de patrimoine), cohabitent avec Paris-Dauphine et son master de Gestion de patrimoine et banque privée. Ces deux universités accueillent également à leurs côtés l’université Paris XII-Créteil-IAE Gustave Eiffel et son master 2 Gestion de patrimoine, et enfin, l’université de Clermont Ferrand I et son master 2 Economie gestion management, option Gestion de patrimoine. Les universités de province ont donc peu ou prou fait jeu égal avec les parisiennes.

Restait à déterminer le podium du Grand Prix du Conseil. Avec deux inconnues de taille : d’un côté le classement obtenu à partir de l’agrégation des écrits et des oraux pour connaître les sélectionnés à Paris, et d’un autre... les lauréats.

Les universités présentes dans la capitale n’ont pas réservé de grandes surprises dans la mesure où l’on y a trouvé celles du podium du Grand Prix de l’Ingénierie. Cependant, il est à noter que Paris II Assas occupe seul la deuxième place derrière Paris-Dauphine, devançant l’IAE de Lyon. Pour le reste du classement, les oraux ont eu le mérite d’éclaircir la situation constatée à l’écrit. La quatrième place ne compte plus d'ex æquo. C’est Kedge Business School qui occupe seule cette position devant l'université de Paris-Dauphine. Créteil et Marseille, en revanche, restent à égalité à la sixième place. Deux autres universités finissent également à égalité de points dans le classement : Clermont Ferrand et Lille n’ont pu se départager en huitième position (voir le classement).

LE PODIUM GAGNANT DU GRAND PRIX DE L’INGÉNIERIE

Premier :

Master 2 Droit du patrimoine professionnel de l’université Paris-Dauphine

Directeur des études : Sophie Schiller

Etudiants :

Nicolas Gonzalez

Marc Landreau

Hortense Ollivier

Livia Somonei

Marc-Antoine Souvira

Deuxième ex æquo :

Master 2 Gestion du patrimoine privé et professionnel de l’université Paris II Panthéon Assas

Directeur des études : Claude Brenner

Etudiants :

Alix Beignot Devalmont

Ilana Bouchoucha

Florian De Macedo

Rida Rkik

Ponnidevi Trillenayagame

Deuxième ex æquo :

Master 2 Gestion de patrimoine de l’Institut d’administration des entreprises Lyon 3

Directeur des études : Jean-Baptiste Cartier

Etudiants :

Florent Trepo

Nicolas Hennion

Antoine Lippert

Enfin, attendu impatiemment par les étudiants des sept masters, au terme d’une série d’oraux répartis sur l’après-midi du 29 juin, le podium du Grand Prix du Conseil a été dévoilé peu avant 20 heures. Et c’est Laura Barneoud, étudiante du Master 2 Droit de la banque et des opérations patrimoniales, dirigé par Marie-Luce Demeester à l’université d'Aix-Marseille-Faculté de Droit et de Science politique, qui remporte la palme.

Ce n’est pas tout pour ce cursus puisque la deuxième place du podium a été décernée à Vincent Majorel, un autre étudiant du master de l’université d’Aix-Marseille. Enfin, la troisième place a été attribuée à Nicolas Gonzalez, un étudiant du master de Paris-Dauphine Droit du patrimoine professionnel de Sophie Schiller. Ce dernier peut donc s’enorgueillir d’être monté le même jour sur le podium du Grand Prix de l’Ingénierie – sur la plus haute marche – et sur celui du Prix du Conseil.

Dans son discours de clôture, Béatrice Belorgey, directeur de BNP Paribas Banque Privée, a souligné la qualité du travail réalisé par les étudiants et l’importance que la relève soit assurée, dans le secteur de la banque privée, où il est essentiel, a-t-elle insisté, que les talents de demain puissent exercer.