Bilan Immobilier

L’inflexion des prix arrive aux portes des grandes villes

« Avec 1.385.000 annonces mises en ligne, SeLoger.com n’a jamais eu autant de biens à proposer », se félicite Roland Tripard, président du directoire du groupe. Il est des indicateurs qui ne trompent pas. A la fin du premier semestre 2012, plusieurs réseaux d’agents immobiliers ont observé un allongement des délais de vente sur un an. Le marché immobilier de l’ancien paraît bloqué entre des acheteurs qui espèrent une forte baisse des prix et des vendeurs qui attendent de vendre avant d’acheter.

Aussi, les transactions ont fondu ces six premiers mois, de l’ordre de 15 à 20 % sur un an selon les sources. Dans le neuf, le constat est identique : le secteur de la promotion et de la construction subit directement la réduction des aides à l’investissement locatif, la reconfiguration du PTZ+ et le durcissement de l’accès au crédit pour les candidats à l’accession.

Concernant les prix dans l’ancien, les comportements varient fortement entre, d’un côté, les grandes agglomérations, plutôt stables Paris comprise, et d’un autre côté, les villes moyennes et les zones rurales, qui, n’intéressant que partiellement professionnels et médias, souffrent en silence depuis déjà plusieurs mois.