Les recours administratifs pointés du doigt

Précieux, un terrain est parfois bien difficile à obtenir. Alors forcément, les promoteurs, après avoir engagé un montant de frais important au démarrage d’un programme - la profession parle de 300.000 euros - n’apprécient pas d’être freinés dans leur entreprise. Mais, depuis peu, ils s’inquiètent d’un fait relativement récent : la multiplication des recours administratifs. Jugées abusives pour un grand nombre d’entre elles, ces actions laisseraient de plus en plus de projets en suspens. « Certains avocats s’en sont fait une spécialité et démarchent le voisinage afin de monnayer un accord avec le promoteur en contrepartie d’un désistement », explique Marc Pigeon, président de la FPI. Et de prendre au passage une commission confortable sur le montant négocié. Il n’est pas rare que le promoteur achète la paix, car le dépôt d’un recours bloque l’opération pour deux ans, voire davantage, et le temps presse.