Pays émergents

Les principaux indices sur la dette émergente à la loupe

Les offres de fonds centrés sur la dette émergente, qu’elle soit issue d’Etats ou d’entreprises, se multiplient depuis quelques mois. De nombreux indices existent pour mesurer la performance de ces produits mais ils présentent des caractéristiques différentes.

Si les actions émergentes sont déjà bien connues des investisseurs, les obligations émergentes restent, pour leur part, moins présentes dans les portefeuilles. Persuadé de l’avenir de cette classe d’actifs, JPMorgan communique ces derniers temps activement sur cette zone et tente de décrypter, à travers l’explication de la composition de ses indices - souvent utilisés comme référence par les gestionnaires -, les différents types de risques auxquels s’exposent les investisseurs lorsqu’ils se positionnent sur la dette émergente (voir le tableau).

Dollar ou devise locale.

La première distinction des émissions émergentes concerne la devise : certaines sont en dollars, d’autres en devises locales. En effet, dans les années 90, beaucoup d’investisseurs ne voulaient pas prendre de risque de change sur les pays émergents, ce qui a conduit ces derniers à émettre de la dette dans une devise forte, en l’occurrence principalement le dollar. Depuis une dizaine d’années, les politiques monétaires des émergents ont tout de même rassuré les investisseurs (notamment grâce à une maîtrise, ou du moins une prise en compte accrue, de l’inflation) et les émissions en devises locales ont largement pris le pas sur les émissions en dollars.

Cependant, dette en dollars et dette en devises locales ne font pas supporter les mêmes risques à l’investisseur. Ainsi, JPMorgan AM explique que la dette en dollars inclut une composante liée aux bons du trésor américains tandis que la dette locale, comme son nom l’indique, expose les investisseurs à la devise locale. « Lorsque la croissance mondiale est vigoureuse, les devises émergentes ont tendance à s’apprécier et les rendements des emprunts d’Etat américains à augmenter. » Dans ces conditions (comme pendant la période 2003-2007), mieux vaut être investi sur des obligations libellées en devises locales.

Au contraire, dans des périodes de ralentissement, « les rendements des emprunts d’Etat américains vont plutôt reculer et les devises émergentes rester stables ou se déprécier ». Il est donc plus avantageux, dans ces conditions (comme entre 2008 et 2011), de privilégier les émissions en dollars. Aujourd’hui, la devise locale revient parfois sur le devant de la scène : « A horizon cinq ans, la dette en devises locales semble être appelée à surperformer de nouveau », estime JPMorgan AM. A noter enfin que les obligations d’entreprises, pour leur part, sont libellées en devises fortes.

Répartition géographique.

Un autre point à prendre en compte sur la dette émergente est la répartition géographique des indices, souvent peu conforme à ce qu’imaginent certains investisseurs, notamment particuliers. Derrière le terme émergent, l’Asie est souvent le continent venant en premier à l’esprit. Or, cette partie du monde reste souvent minoritaire dans les indices globaux.

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