Les prestataires de services s’organisent autour de la gestion privée

Dans la lignée de la stratégie de développement de sa maison mère, ProCapital Securities Services, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, vient de mettre en place une unité spécialisée dans la gestion des back-offices titres dédiée aux acteurs de la gestion privée.

Selon Etienne Fauveau, directeur commercial de ProCapital Securities Services, l’externalisation de ce type d’activité qui ne correspond pas à leur cœur de métier permet à l’établissement client une économie entre 20 et 25 % du coût global d’un back-office (informatique et opérationnel, dont les ressources humaines). « La mise en place de la directive MIF est typiquement une réglementation qui a eu de forts impacts dans les systèmes d’information. Par exemple, autoriser l’accès ou non à des produits en fonction du profil du client sous-entend la possession d’outils capables de filtrer les ordres », explique le professionnel.

Principalement teneur de compte et conservateur de titres, ProCapital prône la mutualisation des coûts jugés de plus en plus lourds sur les activités ne faisant pas partie du cœur de métier de la gestion privée. Faire appel à la sous-traitance, c’est substituer aux coûts fixes des prestations variables. En effet, en fonction des stocks (nombre de comptes et montants mis en conservation) et des mouvements, la facturation totale (incluant les mouvements) est de quelques points de base du montant conservé par ProCapital. « Beaucoup d’établissements n’ont pas encore externalisé leur back-office mais devraient le faire à terme », anticipe Etienne Fauveau.

La société vise un triplement de son volume d’affaires d’ici à 2014 sur cette clientèle. A ce jour, plusieurs acteurs de la gestion privée utilisent ProCapital Securities Services pour leur activité « titres », dont la Banque Cantonale de Genève, EFG Banque, Merrill Lynch ou encore, de manière partielle, la Banque Privée 1818. Une vingtaine d’établissements bancaires (surtout des banques régionales à capitaux entrepreneuriaux ou des filiales françaises de groupes étrangers) et une centaine de sociétés de gestion se situent dans le champ des clients potentiels.