Gestion collective

Les fonds flexibles doivent s'ouvrir à la diversification

Décevants en 2011, les fonds flexibles ont certes rebondi l’année dernière, mais les gérants doivent toujours convaincre les investisseurs du caractère incontournable de ces produits.

Avec du recul,et au regard des performances largement positives de la plupart des classes d'actifs, il est difficile de croire que 2012 a été un cauchemar pour toute une catégorie de gestionnaires de fonds flexibles. Et pourtant, même si la plupart de ces produits présentent des performances positives, de nombreux gérants se sont laissé prendre au jeu, l’année dernière, de l’alternance - parfois violente - des périodes d’aversion ou d’appétence pour le risque. Un repositionnement trop tardif sur les actions, par exemple pendant l’été dernier, a privé des allocataires d’une grande partie de leur rebond. Ce n’est pas nouveau : prévoir les évolutions de marchés, surtout lorsqu’elles sont si rapides, reste un exercice extrêmement difficile, voire hasardeux. Alors, quelles solutions pour les gérants dont l’objectif est de justement pallier les à-coups de marchés ?

La réponse pourrait venir de la diversification, parfois négligée par certains gestionnaires. « Les fonds qui ont bien performé l’année dernière sont peut-être ceux qui ont su prendre les bons paris au bon moment, mais aussi ceux qui ont bien su diversifier leurs portefeuilles », constate un professionnel. La flexibilité ne doit donc aujourd’hui plus se comprendre comme la simple propension, pour un gérant, à faire varier son exposition aux actions, mais aussi comme la faculté qu’il a de choisir efficacement parmi un nombre très large de classes d’actifs. Ainsi, être présent sur les emprunts d’Etat - plutôt que sur le monétaire -, sur le crédit ou les actions américaines a pu faire la différence.

Dans les prochains mois, les gestionnaires ont toutes les cartes en main pour faire revenir les investisseurs sur ces fonds qu’ils ont eu - à de rares exceptions près - tendance à délaisser en 2012. Le contexte de marché a changé. Les tendances sont aujourd’hui davantage marquées sur les actifs risqués et les mouvements de panique font une place plus grande à la raison. Un contexte favorable à la gestion flexible à condition, encore une fois, que les gérants ne négligent pas la diversification.

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