Les banques à nouveau épinglées pour leurs frais de succession

La CLCV dénonce leur augmentation et plaide pour une harmonisation des pratiques de communication.

Les rapports se succèdent et se ressemblent. Après 60 millions de consommateurs début 2021 et UFC-Que Choisir en octobre dernier, au tour de l’association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV) de reprocher aux banques le niveau de leurs frais de succession.

Des frais trop élevés et un manque de lisibilité

Dans un rapport publié mardi 4 janvier sur les frais bancaires, la CLCV relève que ceux liés à une opération de succession sont en hausse de 1,2% cette année par rapport à 2021. Ils s’élèvent en moyenne à 229,74 euros pour les 105 établissements de métropole étudiés. Et ce, pour une succession considérée comme « simple » (composée d’un compte courant (3.000 euros), de livrets (4.000 euros) et d’un PEL (10.000 euros) et dont le règlement est effectué dans les 12 mois. La palme de la banque la plus gourmande revient à la Banque Postale, qui impose un tarif pouvant atteindre 510 euros. «Ces frais (…) doivent être plafonnés, les écarts de tarifs démontrant le caractère injustifié de certains d’entre eux», écrit l’association dans son rapport.

Au-delà de ces montants jugés trop élevés, la CLCV insiste également sur un besoin d’harmonisation des pratiques de communication. Elle rappelle que les modalités des frais de succession diffèrent selon les banques puisqu’elles peuvent décider d’appliquer un forfait, un pourcentage, des frais de dossier ou bien encore des frais de liquidation. « De plus, chaque établissement ou réseau à sa propre présentation des différentes composantes des frais, ce qui rend l’information illisible et surtout difficilement comparable, ajoute l’association. Outre le plafonnement, il est indispensable de travailler sur une standardisation des termes et de la présentation ».

Attention aux frais cachés

Si l’ensemble des frais bancaires sont à la hausse, certains sont plus discrets que d’autres. La CLCV dénonce des augmentations sur ces «autres frais», ceux appliqués de manière ponctuelle ou suite à un incident. Les consommateurs y font moins attention alors qu’ils sont également en hausse. Ainsi, entre 2021 et 2022, le transfert d’un Plan épargne logement (PEL) coûte en moyenne 101 euros, soit +2,3% en un an. La hausse est moins importante pour la désolidarisation d’un compte joint : il en coûtera seulement 18,96 euros aux détenteurs concernés, soit une hausse d’un peu moins de 1% par rapport à 2021.

Source : CLCV