Le régulateur européen se penche sur la résistance des fonds monétaires

La rédaction
L’autorité envisage notamment de revoir le statut des fonds à valeur liquidative stable ou à valeur liquidative à faible volatilité.

L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a lancé vendredi 26 mars un projet de réforme visant à renforcer la résistance aux chocs des fonds monétaires, en réponse aux tensions apparues lors de la crise du Covid-19 au printemps 2020.

« Un certain nombre de fonds du marché monétaire de l'Union européenne ont été confrontés à d'importants problèmes de liquidité au cours du mois de mars 2020, une période de stress aigu, avec des rachats importants de la part des investisseurs et une grave détérioration de la liquidité des instruments du marché monétaire », a indiqué Steven Maijoor, le président de l’Esma.

La consultation lancée ce vendredi par l’autorité propose quatre types de réformes potentielles. La première porte sur le passif, avec un possible découplage des seuils réglementaires des suspensions ou des plafonnements de rachats (gates) pour limiter le stress de liquidité, ainsi qu’une obligation pour les gérants d'utiliser des outils de gestion de la liquidité tels que le swing pricing qui permet d’augmenter les coûts de sortie des investisseurs.

Seconde réforme proposée, sur le volet actif cette fois : l’Esma envisage de réexaminer les exigences relatives aux réserves de liquidité et à leur utilisation. L’autorité envisage également de revoir le statut de certains types de fonds monétaires, comme ceux à valeur liquidative stable ou à valeur liquidative à faible volatilité.

Enfin, la dernière proposition porte sur le rôle des investisseurs eux-mêmes.

La consultation est ouverte jusqu’au 30 juin 2021. L’Esma rendra son avis dans le courant du second semestre 2021.