Le nombre d'assujettis à l'IFI a progressé en 2020

Le nombre de foyers fiscaux ayant adressé une déclaration est en progression de 3% sur un an.
(Pixabay)

Ils sont plus de 143.000 assujettis à avoir adressé à l'administration fiscal une déclaration d'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en 2020. La dernière note de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) relève une augmentation des contribuables de 3% sur un an, pour un montant total d'imposition d'environ 1,56 milliards d'euros, en hausse de 4,4% par rapport à 2019.

Rapporté à chaque foyer, le butin est relativement modeste : moins de 11.000 euros, soit 0,4% du patrimoine immobilier imposable moyen des déclarants. Cette moyenne cache cependant des disparités importantes. Ceux dont le patrimoine immobilier imposable est inférieur à 1,8 millions d'euros sont redevables d'un montant en-dessous de 4.000 euros, alors que la moitié des foyers dont le patrimoine est supérieur à 15 millions sont imposés au-delà de 195.000 euros. Ces derniers ne représentent que 0,4% des assujettis. 

En moyenne, les foyers soumis à l'IFI disposent d'un revenu imposable de 152.000 euros pour l'année 2019. La moitié se situent en-dessous de la barre des 100.000 euros, tandis qu'un quart ont gagné plus de 163.000 euros. Le patrimoine immobilier déclaré total vaut près de 347 milliards d'euros. 

Plus le patrimoine augmente, plus les dettes diminuent 

Plus le patrimoine immobilier global des contribuables IFI augmente, plus la part de la résidence principale au sein de celui-ci diminue. Ce constat vaut aussi pour les autres immeubles détenus directement par les foyers, à l'inverse des bâtiments détenus indirectement. La part des dettes déclarées décroît également à mesure que la patrimoine immobilier imposable augmente. 

Les revenus catégoriels des foyers imposés à l'IFI sont logiquement plus diversifiés que ceux des foyers ayant adressé seulement une déclaration de revenus. Les traitements et salaires sont majoritaires chez ces derniers (plus de 60%) alors qu'ils ne représente que le quart des revenus des assujettis à l'IFI. Les revenus des capitaux mobiliers et les revenus fonciers pèsent respectivement pour 27% et 21% du total, les pensions et rentes pour 17% et les bénéfices non commerciaux pour 6%.

Une uniformité d'âge et géographique 

Si l'on devait dresser un portrait robot du déclarant IFI, il serait âgé et résiderait en Ile-de-France. L'âge du premier déclarant du foyer fiscal est de 69 ans en moyenne et seuls 3% des foyers IFI ont un premier déclarant âgé de 44 ans ou moins. Mais, surprise, c'est au sein des foyers dont le premier déclarant a moins de 25 ans que le patrimoine est le plus élevé en moyenne, avec 3,2 millions d'euros. 

Les déclarants résident majoritairement en Ile-de-France, avec sur le podium Paris, les Hauts-de-Seine puis les Yvelines. Dans le sud, les Alpes-Maritimes ont leur préférence. 

Pour rappel, l'IFI concerne les foyers déclarant posséder des biens immobiliers sur le territoire français, qu'ils y résident ou non, d'une valeur imposable totale supérieure à 1,3 millions d'euros.