Immobilier espagnol

Le gouvernement au secours du secteur résidentiel

La secrétaire d’Etat au Logement en Espagne, Beatriz Corredor, entame une campagne d’information afin de reconquérir le cœur des investisseurs.

Après Londres et Amsterdam, Beatriz Corredor a fait escale à l’Ambassade d’Espagne à Paris le temps d’un point officiel sur l’état du marché immobilier espagnol. Elle poursuivra ensuite sa route vers Francfort, Moscou puis Stockholm avant d’aborder « une deuxième étape, commerciale cette fois » qui visera à présenter aux investisseurs intéressés par le résidentiel hispanique des logements « terminés, livrés et préalablement sélectionnés ».

Forte baisse des prix dans les régions du littoral. C’est le « moment parfait pour acheter une résidence en Espagne », déclare Beatriz Corredor en mission officielle pour défendre les couleurs de son pays. Les Français représentant 8,2 % des acheteurs de logements réalisés par des étrangers en 2010, l’optimisme est de rigueur. Effectivement, les prix des biens ont diminué (lire LAgefi Actifs n° 488, pp.14 et 15), moins qu’escompté et plus ou moins en fonction des organismes statistiques mais, selon les données du Ministère des Travaux publics, des Transports et du Logement, de manière significative autour du littoral méditerranéen. Les logements neufs y affichent des chutes sévères de 30 à 50 % entre les premiers trimestres 2008 et 2011. C’est dans ces régions que les stocks d’invendus - qui se réduisent pour la première fois depuis six ans - sont les plus élevés et que les résidences secondaires, qui représentent un tiers du marché, sont les plus nombreuses. Reste à savoir si le déclin va continuer.

Informer pour rassurer et reconquérir. Baisse terminée ou pas, Beatriz Corredor entend informer les investisseurs avec des données officielles afin de délivrer « une image réelle du marché ». L’idée étant dans un deuxième temps de proposer, accompagnée de promoteurs ou d’intermédiaires privés, des produits de « qualité », certifiés par la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS). « Ceux qui ne seront pas en mesure de respecter les critères RICS ne seront pas conviés à l’opération », conclut-elle. Une initiative publique de soutien originale d’un secteur qui vit aujourd’hui des heures difficiles.