La ronde du relèvement des abattements sur les successions se poursuit

Après Valérie Pécresse et Marine le Pen, c'est au tour de Yannick Jadot de proposer d'augmenter les plafonds en vigueur.
Eric Coquelin

Une inspiration multi-partisanne. Le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a indiqué le 28 janvier à Franceinfo vouloir relever l'abattement sur les successions jusqu'à 200.000 euros par enfant (contre 100.000 actuellement) et l'étendre aux petits-enfants. En contrepartie, celui-ci s'appliquerait indistinctement à l'ensemble des transmissions et des donations reçues au cours de la vie. La proposition pioche aussi bien du côté de Valérie Pécresse qui propose un rélèvement du même montant mais seulement pour les enfants, que de Jean-Luc Mélenchon qui veut prendre en compte toutes les transmissions reçues au cours de la vie pour les plafonner à 12 millions d'euros. 

Valérie Pécresse et Yannick Jadot ne sont pas les seuls à se positionner pour augmenter les plafonds des montants léguables nets de frais. Anne Hidalgo veut supprimer les droits de mutation pour les successions en-dessous de 300.000 euros. Eric Zemmour souhaite supprimer l'impôt sur les successions jusqu'à 200.000 euros par part en exonérant totalement la transmission des entreprises. Marine Le Pen propose de détaxer les biens immobiliers jusqu'à 300.000 euros lors des successions et encourager les donations inter-générationnelles en réduisant le délai de rappel fiscal de 15 à 10 ans. 

Yannick Jadot a également dit au micro de la matinale de Franceinfo qu'il comptait supprimer «toutes les exonérations sur les très riches», sans donner plus de détails. il a rappelé que ceux qui devraient normalement être frappé d'un taux marginal de 45% «arrivent à y échapper en ne payant que 10% de prélèvements». Les bénéfices retirés de cette mesure de justice sociale, estimés à 8 ou 9 milliards d'euros seraient redirigés vers la dépendance et les dispositifs pour le grand âge.