Marché locatif privé

La reprise de l’activité se confirme sur fond de vacance locative

Clameur, l’observatoire des loyers du marché privé, note un retour de la mobilité résidentielle sur les 8 premiers mois de l’année 2011 et une légère hausse des loyers.

Si, entre 2006 et 2009, l’activité a reculé de 12 %, les candidats à la location privée sont de retour en 2011. Clameur observe ainsi une augmentation du nombre de nouveaux baux signés de 5,3 % en un an et de 8,6 % depuis 2009 soit 125.000 projets réalisés de plus qu’au point bas de la crise. Le taux de mobilité s’établit donc un peu au-dessus de sa moyenne de long terme, à 27,9 %. Sans surprises, la reprise n’est en rien uniforme. C’est en Alsace, en Auvergne, en Bretagne, en Champagne Ardenne, dans le Limousin et dans les Pays de la Loire que la mobilité résidentielle est la plus forte. En revanche, en Ile-de-France et dans le Nord Pas de Calais, elle reste au point mort.

La vacance se poursuit mais s’atténue. L’augmentation de la vacance se ralentit avec la reprise de l’activité mais elle continue à légèrement progresser, bien que l’effort d’amélioration et d’entretien se confirme en 2011 – 33,5 % des biens remis en location font l’objet de travaux.

A ce jour, elle représente en moyenne un peu plus de 2 mois de loyers sur l’ensemble de la durée de vie du bail soit 4,7 % des loyers perçus chaque année. Cependant l’évolution varie fortement d’une région à une autre. « Sous l’effet de la crise et de la dépression de la demande, mais aussi en raison de la concurrence de l’offre locative sociale nouvelle, les situations locales restent très contrastées », indique l’Observatoire.

Ralentissement de la hausse des loyers. Après une augmentation de 2,5 % en 2010, les loyers ont progressé de 0,9 % depuis janvier 2011, s’établissant à 12,4 euros/m_/mois en moyenne en France. Un nombre qui cache bien évidemment de fortes disparités non seulement en fonction du type de logements, les studios coûtant en moyenne 16,6 euros/m_ alors que les 5 pièces et plus se louent 9,1 euros/m_, mais aussi et surtout en fonction des localisations. Ainsi, Clameur constate une forte dispersion entre les régions les moins chères (3,5 euros/m_) et les plus chères (54 euros/m_). Notons que 95 % des références se situent dans une fourchette allant de 4,3 euros/m_ à 24,8 euros/m_ et que la médiane révèle que 50 % des locations sont réalisées à un loyer inférieur à 9,9 euros/m_. Par ville, l’écart se réduit mais affiche toutefois un minimum à 5 euros/m_ et un maximum de 27,7 euros/m_. Paris et Neuilly sur Seine, respectivement à 22,4 et 22,5 euros/m_ baissent sur la période alors que Béziers à 8,8 euros/m_ ou encore Valence à 8,5 euros/m_ sont en progression.