La pression fiscale sur les salaires en chute libre dans l’OCDE

La crise sanitaire a fortement diminué la charge fiscale sur les salaires des pays de l’OCDE.

En 2020, la pression fiscale sur les salaires s’est fortement atténuée dans les 37 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle n’a augmenté que dans sept Etats et a baissé dans les 29 autres. C’est ce qui ressort de l’édition 2021 de son étude « Les impôts sur les salaires » publiée jeudi 29 avril.

L’organisation internationale parle plus précisément de « baisse sans précédent du coin fiscal » parmi ses Etats membres. Elle définit cet indicateur comme la différence entre les coûts de main-d’œuvre pour l’employeur et la part correspondante de la rémunération nette après impôt du salarié. Il est calculé en faisant le total de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, des taxes éventuelles sur les salaires, des cotisations de sécurité sociale à la charge des salariés et des employeurs, puis en retranchant les prestations en pourcentage des coûts de main-d’œuvre.

Source : étude "Les impôts sur les salaires" de l'OCDE

Trois catégories de salariés ont été étudiées : les parents isolés, les travailleurs célibataires et les couples avec deux enfants disposant d’un seul salaire. La baisse la plus importante concerne les ménages avec enfants. Elle recule de 1,1 points pour s’établir à 24,4 %. Suivent les travailleurs célibataires, rémunérés au salaire moyen : leur pression fiscale s’établi à 34,6 % en repli de 0,39 points par rapport à 2019. En France, elle était de 46,6 % l’année dernière pour ce salarié moyen, soit l’un des taux les plus élevés de l’OCDE.

Source : étude "Les impôts sur les salaires" de l'OCDE

L’OCDE explique l’allègement de la pression fiscale par « les baisses généralisées des salaires nominaux moyens, ainsi que par le déploiement de mesures d'aide aux entreprises et aux ménages ».