La CNCGP fait six propositions pour la présidentielle

L'association professionnelle veut faire avancer le débat sur la succession, le financement des PME et la dépendance.

Proposer pour avancer. C’est visiblement le mot d’ordre du côté de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP) au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu se qualifier pour le second tour Emmanuel Macron et Marine le Pen. L’association professionnelle a dressé une liste de 6 propositions sur plusieurs thématiques qui ont été évoquées durant la campagne : la succession, le financement des PME et la dépendance.

La CNCGP propose ainsi :

- D’aligner les abattements des droits de succession entre les générations, que ce soit de parents à enfants (actuellement de 100.000 euros) ou de grands-parents à petits-enfants  (environ 30.000 euros) «afin de permettre aux jeunes générations de réinvestir dans l’immobilier ou d’autres biens de consommation et alimenter ainsi l’économie de notre pays», explique-t-elle dans une missive

- D’indexer au contrat d’assurance vie, l’augmentation de l’espérance de vie. La loi de 1991 stipulant qu’après 70 ans les bénéficiaires d’un contrat sont soumis à une fiscalité moins avantageuse, doit évoluer en fonction de la durée de vie qui s’avère plus longue, 31 ans après la promulgation de cette loi. «Il est plus pragmatique de passer cette limite d’âge à 75 ans», considère-t-elle

- D’investir le montant des droits de succession ou de donations dans des PME et permettre ainsi aux héritiers ou aux donataires d’investir dans l’économie en calquant les critères de ce nouveau dispositif sur celui qui existe déjà en matière d’impôt sur le revenu ou de plus-values reportées.

- De réviser le dispositif PEA PME qui est dédié à l’investissement dans les PME en réunissant les deux dispositifs. L’association fait le constat que : «le PEA PME n’a pas rencontré de succès avec ses 2 milliards d'encours au regard des 120 milliards du PEA et qu’il est nécessaire de faire évoluer ce dispositif ».

- De préparer un plan d’épargne dépendance qui vient financer celle-ci en souscrivant à une assurance pendant sa vie professionnelle, qui se déclenche dès que le manque d’autonomie intervient.

- De transformer le viager en passant par des fonds d’investissement publics ou privés qui mutualisent le viager.


Certaines de ces propositions avaient déjà été mises en avant par Julien Séraqui lors d'un entretien vidéo qu'il avait accordé à la rédaction de l'Agefi Actifs :