Emmanuel Macron pour des «transmissions populaires»

Le président de la République a indiqué dans son entretien avec les lecteurs du Parisien vouloir favoriser les transmissions de patrimoine modeste.

Il y a les petites phrases que tout le monde retient et celles qui feront moins parler. 

Parmi les nombreux sujets abordés avec les lecteurs du Parisien, le Président de la République est revenu sur le thème très clivant de la fiscalité. Il a réaffirmé qu’il n’augmenterait pas les impôts d’ici la fin de son mandat et évoqué ce qui pourrait s’apparenter au début d’une esquisse d’une proposition concrète pour la campagne présidentielle. «Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu'il faut augmenter les droits de succession à tout-va, au contraire, a-t-il souligné. Il faut plutôt accompagner les gens pour les aider à transmettre les patrimoines modestes». Mais s’il a évoqué le concept de «transmission populaire», il n’a pas donné davantage de détails sur son idée.  

De leur côté, les candidats déclarés à la présidentielle sont plus avancés sur le sujet de la fiscalité et ont déjà dévoilé des pistes de leur position en la matière. La représentante du Rassemblement National Marine Le Pen a déjà fait part de son intention de remplacer l’IFI par un impôt sur la fortune financière. A l’instar d’Emmanuel Macron, Valérie Pécresse (Les Républicains) veut aussi alléger la pression fiscale sur les successions. Quant aux Insoumis, la question n’est pas tant l’allègement de la fiscalité que le plafonnement des transmissions à 12 millions d’euros.

Les économistes défendent eux une fiscalité sur les successions plus progressive. Les recommandations de l’OCDE, du rapport Jean Tirole et Olivier Blanchard et du Conseil d’analyse économique, vont toutes dans ce sens.