Grand Prix du Patrimoine des Jeunes Diplômés 2019

Du nouveau et des surprises dans les classements

Le prix de l’Ingénierie de cette 17e édition revient à l’Esemap Angers qui a fait forte impression
Le nouveau prix du Master revient à Aix-Marseille et le prix du conseil à une étudiante de l’IUP Caen
DR. Le Master Droit de la banque et des opérations patrimoniales de l'université d'Aix-Marseille remporte le premier prix du Master.

Le voile est levé. Avec son lot de surprises habituelles qui fait l’un des charmes de cette compétition, le Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés 2019 a connu son dénouement le 20 juin dernier, au terme d’un suspense haletant. L’événement était d’autant plus important cette année que le prix a sensiblement évolué. Outre son fonctionnement qui a été modifié afin de s’ouvrir plus largement aux jeunes talents, il s’est étoffé d’une nouvelle distinction. De quoi maintenir son statut de prix référence auquel L’Agefi Actifs, en partenariat avec BNP Paribas Banque Privée et la Compagnie des conseils et des experts financiers (CCEF) sont parties prenantes depuis dix-sept ans...
 A l’origine, le Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés est composé de deux phases bien distinctes : une à l’écrit et une à l’oral. La première consiste pour les étudiants à traiter un cas pratique concocté par la CCEF. De cette épreuve est établi un classement permettant de déterminer le podium du prix de l’Ingénierie. Depuis la dernière édition, une sélection plus rigoureuse des étudiants des masters a été mise en place, permettant aux seuls dix meilleurs masters classés à l’occasion du Prix de l’ingénierie, de « poursuivre l’aventure » et de passer une épreuve orale. Cette dernière dite de présélection - qui constitue la deuxième phase du prix - est organisée sur les différents campus à Paris et en province via les équipes de BNP Paribas Banque Privée. Concrètement, elle permet de juger les étudiants à partir d’un entretien de type découverte, afin de préciser les attentes familiales et financières du client exposées dans le cas pratique (voir page 20).
 Jusqu’à l’année dernière, au terme de cette épreuve orale, les notes de chaque étudiant étaient agrégées puis ajoutées à celle de l’épreuve écrite traitée par leur master. Le tout permettait d’établir un classement et d’envoyer les étudiants des cinq meilleurs cursus à Paris pour passer, le jour de la cérémonie de remise des diplômes, le prix du Conseil - la seconde distinction du Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés. Cette épreuve permet devant des experts de la banque, de juger chaque candidat sur la qualité de l’argumentation développée autour des solutions patrimoniales préconisées.
 Depuis cette année, les cartes ont donc été rebattues. Afin de bien distinguer les talents des jeunes diplômés à l’oral et le résultat du prix de l’Ingénierie de leur master, ce dernier « filtre » a été supprimé au moment de la sélection des compétiteurs au prix du Conseil. Ce sont les quinze meilleurs étudiants par leurs seules notes obtenues lors des oraux de présélection qui sont retenus pour s’affronter à Paris.
 Enfin, pour parachever l’ensemble, à compter de cette année, une nouvelle distinction a fait son apparition : le prix du Master. Ce dernier récompense l’équipe ayant obtenu la meilleure note en calculant la moyenne du résultat du cas pratique avec la moyenne des notes orales obtenues par chaque étudiant au sein de son master. Une façon d’apprécier l’esprit collectif des étudiants et le talent des forces mises en commun. Avec à la clé de belles récompenses dans chaque compétition : le lauréat du prix du conseil reçoit un chèque de 500 euros tandis que les vainqueurs des prix de l’Ingénierie et ceux du prix du Master se partagent la somme de 1.500 euros. Par ailleurs, ils se voient offrir des enceintes connectées et un abonnement d’un an à L’Agefi Actifs.

Un niveau élevé pour le Prix de l’ingénierie. Ce nouveau cadre étant fixé, quels ont été les résultats de cette dix-septième édition et quelles tendances peut-on relever ? Par rapport à l’an dernier, le nombre de masters inscrits est légèrement inférieur. Ils ont été seize à relever le gant contre 18 en 2018. Et au final, c’est Esemap Angers qui remporte cette 17e édition avec une note de 16/20 parmi les plus élevées des derniers Grand Prix Patrimoine des Jeunes Diplômés. Une victoire qui fait également figure d’événement dans la mesure où Angers ravit la place de lauréat que Paris Dauphine - le champion en nombre de victoires pour ce prix - lui avait pris lors de la précédente édition. Esemap Angers porte haut les couleurs de la province en coiffant sur le poteau deux masters parisiens. Le deuxième est le master Gestion du Patrimoine et Banque Privée de l’Université Paris Dauphine 2 - l’autre master de Dauphine, dont c’est le premier podium - et le troisième, l’IAE Gustave Eiffel qui, pour sa part, aligne année après année, de très bons classements. Au rang des surprises, on notera donc que le Master 223 Droit du Patrimoine Professionnel, habitué des places d’honneur, a fini à un souffle du podium, démontrant si cela était nécessaire la difficulté de ce Grand Prix.

LE PODIUM GAGNANT DU GRAND PRIX DE L’INGÉNIERIE

1er Esemap Angers 
Master 2 Gestion de Patrimoine
Les cinq étudiants inscrits :

Pacome Rattez
Marion Sananikone
Simon Trichet
Meldreg Tscheiller
Valeriane Gautelier
Directeur : Bruno Séjourné

2Université Paris Dauphine 2
Master 2 Gestion de Patrimoine
et Banque Privée
Les cinq étudiants inscrits :

Pierre Berryer de Bréville
André-Louis Rochet
Baptiste Combescure
Thomas Gadiolet
Morgane Martin
Directeur : Frédéric Gonand

3IAE Gustave Eiffel 
Master 2 Gestion de Patrimoine
Les cinq étudiants inscrits :

Lavinia Grandin
Raphael de Andrea
Hector Rofessart
Antoine Dupas
Camille Tasdebois
Directeur : Arnaud Thauvron



Un premier Prix du Master plein de promesses. Peut-on figurer parmi les meilleurs dans le traitement du cas pratique dédié au Grand Prix de l’Ingénierie, sans pour autant être sur la plus haute marche du podium, et être excellent à l’oral de préselection, démontrer de réelles qualités d’écoute et faire preuve de clarté dans ses préconisations ? A l’évidence oui, comme le démontre le résultat de ce premier prix du Master. Ce dernier consacre en effet des équipes qui sans avoir excellé à l’écrit, ont mis en avant leurs qualités à l’oral. Ainsi, le Master Droit de la banque et des opérations patrimoniales de l’université d’Aix-Marseille prend la première place sur le podium avec d’excellentes notes orales pour les cinq étudiants en lice. Aix Marseille devance ainsi le Master 2 Gestion de Patrimoine de l’IAE Gustave Eiffel qui monte d’un cran sur le podium par rapport à celui du Prix de l’Ingénierie, mettant en avant des qualités de contacts évidentes avec une note orale moyenne de 15,4/20. Et dans le même genre, la troisième place de l’Université Paris Dauphine 2 et son Master 2 Gestion de Patrimoine et Banque Privée dont la note orale moyenne de 15,3/20, à un souffle du second, démontre que la présence dans le tiercé de tête du prix de l’ingénierie ne devait rien au hasard. Dans le reste du classement, le Master 223 Droit du Patrimoine finit une nouvelle fois au pied du podium. Avec une note de 14,6/20, les étudiants de Paris Dauphine pourront se consoler en ayant fait mieux que l’équipe de l’Esemap Angers, à un dixième près cependant, en raison d’oraux un peu moins réussis dans l’ensemble pour Angers (13,2/20).



Un prix du Conseil renouvelé. Sans autres critères de sélection que les talents jugés à l’oral de présélection, les étudiants qui se sont présentés devant le jury d’experts le 20 juin étaient issus d’un grand nombre d’universités en lice au Grand Prix Patrimoine des Jeunes Diplômés. Ainsi, sur les quinze meilleurs à l’oral, pas moins de neuf masters étaient représentés ! Outre le master d’Aix Marseille, on notera que l’IAE/IUP Caen et l’IAE Clermont ont été représentés pour chacun d’entre eux par deux étudiants. Par ailleurs, deux étudiants seulement retenus pour le prix du Conseil figuraient sur le podium du Prix de l’ingénierie et huit étudiants parmi les quinze figuraient sur le podium du prix du Master.
 Le décor étant planté, après avoir écouté Béatrice Belorgey, directrice de BNP Paribas Banque Privée féliciter les étudiants au terme d’une épreuve qu’elle a notée exigeante, mais également valorisante, puis après avoir entendu Silvestre Tandeau de Marsac, avocat associé du cabinet FTMS et vice-président de la CCEF insister sur l’importance du contact avec les clients, l’empathie nécessaire et naturellement la compréhension des problématiques exprimées, il restait aux nombreux étudiants présents à prendre connaissance du podium. La première place est revenue à Eléonore Bouilleveaux, une étudiante de l’IUP Caen qui a vu sa brillante prestation récompensée. Elle devance Antoine Dupas, un étudiant d’IAE Gustave Eiffel dont le master aura été le mieux représenté de cette 17e édition en ayant été primé au prix de l’Ingénierie, au prix du Master et en ayant amené un de ses étudiants à la deuxième place sur le podium. Enfin, la troisième place du prix du Conseil est revenue à Caroline Moulin, une étudiante de l’IAE Clermont-Auvergne. On notera ainsi que le prix du Conseil a permis de dénicher des talents dans l’ensemble des masters en compétition après le traitement du cas pratique. Mission accomplie !  

PODIUM DU PRIX DU CONSEIL

1ère. Eléonore Bouilleveaux (IUP Caen-Caen Normandie)
2e. Antoine Dupas (IAE Gustave Eiffel)
3e. Caroline Moulin (IAE Clermont-Auvergne)