Aurel BGC transige avec l'AMF pour 300.000 euros

La société ne disposait pas d'un dispositif de détection des opérations suspectes sur les activités actions et taux, affirme notamment l'AMF.

Aurel BGC a conclu un accord de composition administrative avec l’AMF pour 300.000 euros, affirme l'AMF dans la publication de l'accord de composition conclu le 25 novembre dernier et publié sur le site de l'AMF le 3 mars 2017.

Le régulateur reproche au prestataire de services d’investissement (PSI) d’avoir un dispositif de détection des opérations suspectes sur les activités actions et taux, qui «ne serait pas adéquat ni opérationnel, en raison notamment de l’absence de système d’alerte automatisé pour la détection des abus de marché».

Par ailleurs, l’AMF constate qu’aucun dispositif de détection des opérations suspectes sur l’activité dérivés n’avait été mis en place.

Le régulateur affirme pourtant avoir alerté Aurel BGC en 2012 et 2013 sur l'importance de prévenir les manipulations en se dotant d'un contrôle renforcé, dans le cadre d'une opération de sensibilisation offerte aux PSI.

Aurel BGC s’est engagé à renforcer et à améliorer son dispositif de détection des abus de marché. Concrètement, la société promet de mettre en place un système d'alerte automatisé pour détecter «les comportements susceptibles de donner lieu à des soupçons d'abus de marché», vérifier que la fonction de contrôle et conformité dispose de ressources suffisantes et réaliser un audit pour verification de ses engagements d'ici au 30 septembre prochain.