L’ACPR se penche sur un scénario à la japonaise pour le marché de l’assurance vie

« Le contexte actuel de faiblesse des taux d’intérêt de long terme pourrait faire craindre que le secteur de l’assurance-vie ne connaisse des difficultés similaires à celles des assureurs-vie japonais dans les années 1990. » C’est sur ce constat que l’ACPR introduit sa dernière étude.

Les auteurs expliquent que la crise des assureurs-vie japonais est principalement liée à une surévaluation des taux garantis sur les contrats au regard du rendement de l’actif. L’intervention de l’État a été rendue nécessaire compte tenu du poids du secteur dans l’économie. Au total, ce sont 7 assureurs-vie qui ont fait faillite au Japon entre 1997 et 2001, avec un huitième en 2008. Ces faillites ont imposé des réformes dont la possibilité de réviser à la baisse les taux garantis dans les contrats des sociétés en difficulté et la création d’un fonds de garantie (PPCJ) avec la garantie de l’État japonais pour sauvegarder les intérêts des assurés.

Si la « faiblesse actuelle des taux d’intérêt de long terme en Europe semble évoquer l’environnement japonais des années 1990 », les auteurs considèrent que l’entrée en vigueur en janvier 2016 de Solvabilité II « va améliorer la prise en considération des risques d’un tel scénario »