Une alliance pour lutter contre le risque cyber

La gendarmerie nationale, la FFA et Agéa ont signé un partenariat pour prévenir la cybercriminalité.

C’est une première initiative qui fera (peut-être) date. La gendarmerie nationale, la Fédération française de l’assurance (FFA) et la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance (Agéa) ont signé le mardi 28 septembre dernier un partenariat inédit pour former et sensibiliser les agents généraux d’assurance au risque cyber. Les agents généraux d’assurance seront ainsi en mesure de « diffuser des conseils de prévention pertinents dans leurs actions quotidiennes, en particulier aux TPE et PME, contribuant ainsi à la sécurité de tous », précisent les trois entités dans un communiqué commun.

Cet accord cadre se déclinera au niveau local sur tout le territoire métropolitain et en outre-mer, en particulier entre les agents généraux et les référents départementaux cyber de la gendarmerie. Dans le cadre de cet accord, des colloques régionaux seront également organisés pour partager entre les partenaires leurs retours d’expérience respectifs sur la cybercriminalité.

Plus que le partenariat lui-même, l’opération témoigne de l’importance croissante de la cybercriminalité dans le domaine de la finance. Véritable fléau, il prend chaque année plus d’ampleur au point de devenir l’une des problématiques si ce n’est la problématique majeure de sécurité du 21e siècle.

« Le risque cyber devient une préoccupation majeure pour l’économie de notre pays (…) Grâce à son volet formation, ce partenariat vise d’abord à renforcer l’expertise des agents généraux en matière de risque cyber. Sur tout le territoire national, ils pourront ainsi mieux sensibiliser leurs clients et les aider à atténuer les risques auxquels ils sont exposés. Il s’agit aussi de contribuer à une meilleure protection des entreprises grâce au développement de l’assurance cyber », affirme Florence Lustman, présidente de la FFA, citée dans la missive.

La gendarmerie nationale est déjà très engagée dans la lutte contre les cybermenaces avec notamment la création du commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend) qui est opérationnel depuis le mois d’août 2021. Fort de ses 7.000 cyberenquêteurs (10.000 d’ici fin 2022), il s’inscrit grâce à cet accord dans sa stratégie d’une proximité numérique accentuée par la gendarmerie auprès de la population.

« Les PME-TPE, cœur de cible des agents généraux, sont parmi les plus exposées à ce risque, de par leur modèle économique. Notre impact sera alors double : en sensibilisant les 12.000 agents généraux et leurs 26.000 collaborateurs qui eux-mêmes sensibiliseront leurs clients. Ils contribueront ainsi, comme toujours, au renforcement du maillage économique en garantissant ce risque encore méconnu », insiste Pascal Chapelon, Président d’Agéa.