Métiers du patrimoine

Les employeurs plus exigeants dans leurs recrutements

Banquiers et assureurs continuent de faire appel à des commerciaux, préférant aux jeunes diplômés les profils expérimentés dont les rémunérations diminuent cependant.

Bien qu’en meilleure santé que le reste du secteur financier, le marché de la gestion de patrimoine n’est pas épargné par la crise. Bénéficiant d’une image de marque préservée au regard de celle des établissements bancaires, les assureurs ressortent en 2009 comme des employeurs très actifs, intégrant massivement des commerciaux dans leur entreprise.

De leur côté, les banques n’ont pas interrompu les recrutements mais sont restées sélectives. Favorisant la mobilité interne dans une logique d’optimisation de la masse salariale, leurs choix se sont naturellement arrêtés en externe sur des profils à forte appétence commerciale certes, mais également pourvus d’une solide expérience. Les jeunes diplômés se trouvent écartés : ils se voient proposer des stages mais ne parviennent que trop peu à signer une embauche définitive. Qu’ils ne comptent pas intégrer directement une cellule de gestion de fortune, seuls les réseaux bancaires sont enclins à les accueillir. Les plus performants uniquement pourront ensuite évoluer vers la banque privée. Pour progresser tant en termes de poste que de rémunération, les autres n’auront d’autre option que de frapper à la porte du concurrent.

La gestion des carrières est devenue primordiale pour éviter la fuite des compétences à l’extérieur. Mais par quels moyens, lorsque le levier financier ne fonctionne pas ? Les salaires fixes stagnent et les variables accusent en général une baisse notable (lire le tableau). Aux responsables du personnel de faire face à ces problématiques. A la recherche de valeurs nouvelles, les salariés attachent beaucoup d’importance à la reconnaissance et aux relations humaines à l’intérieur de l’entreprise. Quant aux jeunes, ils ne croient pas à l’entreprise providence et ont choisi de s’accomplir dans leur vie personnelle avant tout. Mobiliser la nouvelle génération constitue un défi important pour les banques qui voient, depuis dix ans déjà, leur pyramide des âges s'élargir à la base.