Baromètre Facts & Figures

L’épargne vie individuelle en panne d’initiative

Les lignes de front ne bougent guère en vie individuelle depuis cinq ans pour les acteurs de la distribution
La guerre de mouvement se joue désormais sur d’autres terrains : en prévoyance santé et en dommages

Aucun réseau de distribution ne se détache, dans sa globalité, malgré les deux crises sur les places financières en termes d’évolution de la collecte et des encours. Le cinquième baromètre de la société de conseil en stratégie et en management spécialisé sur le secteur de l’assurance et de la protection sociale Facts & Figures (F&F) a ainsi livré son verdict sur les comptes de 2012. Cette année, le baromètre intègre une analyse plus fine sur les unités de compte (UC) et le fonds en euros tout en apportant des informations sur la composition des actifs généraux.

Une évolution lente vers la clientèle gestion privée.

L’évaluation F&F du poids des segments de marché en termes de chiffre d’affaires montre une évolution légèrement positive vers la clientèle de gestion privée. Entre 2007 et 2012, la part du chiffre d’affaires est passée de 18,64 % à 21,21 % pour la clientèle gestion privée, de 31,35 % à 29,29 % pour la clientèle patrimoniale et de 50,84 % à 49,49 % pour la clientèle standard. La part des encours sur la même période a évolué de la façon suivante : de 14,91 % à 17,73 % pour la clientèle gestion privée, de 32,23 % à 30,95 % pour la clientèle patrimoniale et de 52,76 % à 51,31 % pour la clientèle standard. Les parts de marché par réseaux ont, elles aussi, peu bougé.

Les MSI hors jeu sur les unités de compte.

La variation de la collecte des UC en pourcentage de 2008 à 2012 est négative pour la bancassurance (de 16 % à 14 %) et les MSI (de 13 % à 3 %). Le réseau de distribution est le principal handicap vis-à-vis de la promotion d’UC, avance F&F.

Elle est en revanche positive (de 21 % à 23 %) pour les partenariats courtiers et CGPI, reste stable à 22 % pour les réseaux salariés, et quasi stable pour les agents généraux (de 21 % à 22 %).

Les compagnies ayant une activité davantage orientée sur l’épargne vie patrimoniale affichent des taux d’UC dans la collecte supérieurs. C’est aussi une question de « survie » pour leurs distributeurs en termes d’équilibre économique, poursuit F&F.

Inégalité face aux taux de rendements des fonds en euros.

L’évolution des taux des fonds en euros classiques montre les résultats suivants. Sur la période 2007-2013, la moyenne de marché passe de 4,14 % à 2,76 %. Elle passe de 4,19 % à 2,97 % pour les contrats patrimoniaux, de 4,32 % à 2,89 % pour les contrats gestion privée et de 4,10 % à 2,65 % pour les contrats standards.

Sur ces cinq dernières années (entre 2009 et 2013), les fonds en euros dynamiques ont délivré une performance moyenne de 3,96 %, soit 80 centimes de mieux que les fonds classiques, conclut F&F.

 

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