Le Trésor satisfait du PER et rassurant sur l’assurance-vie

Lors des assises de l’Afer, le sous-directeur assurance à la direction générale du Trésor a tiré un bilan positif du nouveau produit retraite et a conforté la fiscalité de l’assurance vie.
Lionel Corre, sous-directeur assurance à la Direction générale du Trésor © DUARTE Laetitia

L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) organisait hier soir ses assises. Plusieurs invités de marque ont été invités à présenter leur analyse économique de l’année écoulée. Parmi eux, Lionel Corre, sous-directeur assurance à la direction générale du Trésor, qui en a profité pour revenir sur le Plan d’épargne retraite (PER) et donner quelques gages concernant l’assurance vie.

Le PER sur une bonne lancée

Malgré un contexte de lancement compliqué, le PER semble satisfaire les attentes du gouvernement. Pour Lionel Corre, la conception du produit lui a permis de lever plusieurs freins du côté des épargnants, notamment le choix de la sortie en rente ou en capital. « La possibilité de pouvoir utiliser le PER pour acquérir une résidence principale permet de toucher un public plus jeune, qui peut être réfractaire à immobiliser son argent tôt en prévision de sa retraite », a-t-il ajouté.

Il a également rappelé l’objectif d’encours de 300 milliards d’euros d’ici à 2022. Selon l’Association française de la gestion financière (AFG), les encours des PERCO et PER d’entreprise collectifs s’élevaient à 20,5 milliards d’euros à fin juin. Le chemin est donc encore long…

Le gouvernement ne touchera pas à la fiscalité de l’assurance vie

Interrogé sur la stratégie du gouvernement pour flécher l’épargne des français vers l’économie réelle, Lionel Corre a donné des gages clairs. Le mot d’ordre est l’incitation, pas la punition. « Le gouvernement ne prévoit pas de taxer l’épargne des Français, ni de revoir la fiscalité de l’assurance vie. Les épargnants qui financent la dette française via leur assurance vie sont une force pour notre pays », a-t-il affirmé. Un parti pris avec lequel Gérard Beckerman ne pouvait qu’être d’accord. « Il faut respecter les 17 millions de Français qui ont un contrat d’assurance vie. Epargner est difficile, des millions de personnes ne peuvent pas le faire. Il serait indécent de s’attaquer à ces efforts ! », a défendu le président de l’Afer.

Le gouvernement mise donc beaucoup sur les dispositifs qu’il a lancé pour encourager les français à se détourner des livrets réglementés. Le directeur des assurances est notamment revenu sur le label Relance. Au 9 décembre, l’encours des fonds labellisés s’élève à 10,5 milliards d’euros et représente plus de 14,7milliards d’euros en incluant les fonds qui entament leurs levées.