Intermédiaires d’assurances

Le modèle de l’Orias est plébiscité

Le rapport annuel 2009 d’activité vient d’être publié, révélant un nombre d'intermédiaires en assurances relativement stable. L'efficacité de l'Orias inspire les pouvoirs publics qui pourraient envisager d'élargir son champ de compétences à d'autres professionnels.

L’Organisme pour le registre des intermédiaires d’assurances (Orias) vient de publier son rapport d’activité pour l’année 2009, le troisième depuis la création de l’association en 2006. Pour mémoire, cet organisme placé sous la tutelle de la direction générale du Trésor recense l’ensemble des intermédiaires en assurances. Son financement est assuré par des frais d’inscription annuels fixés par arrêté ministériel.

Stabilité des chiffres.

Le nombre des intermédiaires en assurances est en légère augmentation par rapport à 2008 et s’établit à 41.500  49.339 inscrits), en sachant que, comme l’année précédente, le taux de rotation reste important dans la mesure où l’Orias a enregistré 5.725 nouvelles inscriptions et 4.958 sorties. L’importance du turn overdans la catégorie des mandataires d’assurance met en lumière l’instabilité de ces réseaux commerciaux et doit conduire la profession à s’interroger sur leur politique de recrutement.

Le rapport montre également que le nombre d'agents généraux d’assurances continue de baisser pour passer de 12.950 à 12.494. En revanche, les courtiers en assurance et réassurance sont un peu plus nombreux que l’année dernière : 18.506, contre 17.834. Des chiffres que certains estiment trop élevés. Il est cependant difficile, voire impossible, pour l’Orias d’affiner ce recensement et notamment d’isoler les conseillers en gestion de patrimoine indépendants dans la population des professionnels exerçant le courtage en assurance dans la mesure où ils ne sont pas reconnus, notamment à travers un code NAF.

Enfin, le rapport souligne la très faible féminisation (18 %) de la population d’intermédiaires en assurances, toutes catégories confondues. Quant à l’âge moyen, il s’élève à 49 ans.

Une année de reconnaissance.

Gérard Lebègue, président de l’Orias, estime que « l’année 2009 a été une année de reconnaissance par les pouvoirs publics et les consommateurs  ». La consultation du site internet par le public a en effet sensiblement augmenté puisque 157.982 visites ont donné lieu à la visualisation de la fiche publique d’un intermédiaire, contre 110.256 en 2008 (+43 %).

Par ailleurs, le modèle de l’Orias inspire les pouvoirs publics. Le rapport Deletré II a qualifié le fonctionnement de l’Orias « d’efficace et efficient » et le Comité consultatif du secteur financier, placé auprès de la Banque de France, a relevé dans son dernier rapport annuel « l’importance de l’existence de ce registre pour la protection et l’information des consommateurs ». Autant de qualificatifs que semble partager Bercy qui pourrait envisager d’élargir prochainement le champ de compétence de l’Orias à d’autres intermédiaires (lire l'article ci-dessus)

La bonne gestion de l’Orias s’est notamment traduite par la baisse de la cotisation annuelle de 50 à 40 euros.