Assurance vie

La diffusion des contrats diversifiés marque le pas

Présentés comme une alternative aux fonds euros traditionnels, les contrats d’assurance vie diversifiés offrent un niveau de collecte encore très modeste.

Généralement, les distributeurs de contrats d’assurance vie diversifiés insistent, à l’occasion de la présentation de leurs produits, sur les avantages financiers et fiscaux auxquels peuvent prétendre les souscripteurs potentiels. Il est également de tradition que la communication des assureurs porte sur un niveau de rendement supérieur aux taux servis sur les contrats d’assurance vie traditionnels.

Deux supports sont alors mis en avant : la poche eurodiversifiée - en ce qu’elle assure à l’épargnant une garantie de capital à terme - et les fonds internes - offrant une souplesse de gestion supplémentaire. L’accent est également porté sur l’exonération d’ISF dont profite l’assuré, pour peu qu’il ait souscrit un contrat non rachetable pendant huit ou dix ans.

Pourtant, la crise financière a remis en cause une grande partie des attentes que les compagnies d’assurances plaçaient sur ces contrats pour compléter leurs offres. Pour preuve, l’année dernière, la collecte aurait atteint, selon nos estimations, entre 100 et 150 millions d’euros seulement. En effet, la détérioration de l’environnement économique confirme la prédilection des épargnants pour les supports euros classiques. Dans ce contexte, il devient également plus difficile d’assurer la promotion d’un produit récent sur la base d'un avantage fiscal qui n’a pas fait l’objet d’une validation définitive par l’administration.

Au regard de ces considérations, certains organismes d’assurances se tournent volontiers vers de nouveaux contrats de prévoyance retraite, appelés « variable annuities  ». Si la logique qui anime les deux produits est différente, c’est un moyen de renouveler leur

offre commerciale et d'attirer de nouveaux clients. Au final, des experts considèrent qu’un arbitrage entre les offres devrait s’opérer au profit de ces derniers si la crise des marchés amène les assureurs à cibler les projets de développement.