Assurance vie

La Banque Postale propose une délégation d’arbitrage

L'établissement poursuit le développement d’une offre d’assurance vie haut de gamme distribuée par son réseau de conseillers en gestion de patrimoine.

La Banque Postale a lancé Excelis, un contrat d’assurance vie multisupport et multigestionnaire, ouvert à la délégation d’arbitrage. Accessible à compter de 75.000 euros, avec un maximum de 30 % des sommes investies sur le support en euros, ce produit complète le dispositif mis en place par la banque en 2008 avec Cachemire (lire l’Agefi Actifs, n°366, p.21). Elaboré avec l’assureur Génération Vie, filiale d’AGF et Oddo & Cie, Excelis - également disponible dans sa version contrat de capitalisation -« est déjà distribué par les conseillers en gestion de patrimoine du réseau, avant d’être diffusé d’ici à quelques semaines par un réseau plus large de conseillers spécialisés », explique Lorenzo Gazzoletti, président du directoire de La Banque Postale Gestion Privée (LBPGP).

Choix de délégation ou gestion libre.

Le contrat offre le choix entre deux formules de délégation d’arbitrage, l’une composée de titres en direct et d’OPCVM, l’autre étant totalement investie sur des supports OPCVM. Le souscripteur de ces solutions délivre alors à LBPGP un mandat d’arbitrage autorisant le gestionnaire à sélectionner les supports et à modifier, par des arbitrages, la répartition du capital constitué. Un changement de formule de gestion peut être effectué sans frais par l’assureur lorsqu’il correspond au passage d’une formule de gestion sous mandat à une autre. « Pour chacune des formules de délégation d’arbitrage, quatre profils d’investissement sont disponibles. A côté d’une solution défensive ou plus équilibrée, le souscripteur a le choix entre des placements réalisés essentiellement en actions européennes et d’autres combinant actions européennes et internationales »,ajoute Lorenzo Gazzoletti.

L’assuré peut également préférer la formule de « gestion libre », où il répartit ses investissements en effectuant des arbitrages à son initiative. Il lui revient également de sélectionner - ou non - un programme d’arbitrages automatiques parmi les options de dynamisation et de sécurisation des plus-values ou d’investissement progressif.

Garantie plancher en cas de décès.

Une garantie plancher, dont les frais sont prélevés en plus des frais sur encours, prévient également tout risque de décès du souscripteur avant ses 85 ans. Cette garantie, qui est automatiquement associée au contrat si l’assuré est âgé au maximum de 75 ans à la souscription, porte sur la totalité des versements réalisés par l’assuré, nets de frais. Il est toutefois prévu que l’écart entre le montant minimal garanti en cas de décès et la valeur de rachat du capital constitué sur le contrat ne pourra excéder un maximum défini chaque année et correspondant à 1.500.000 euros pour 2009.