Assurance vie

Ageas mise sur la personnalisation

La compagnie d’assurances lance un contrat modulable
Le souscripteur dispose d’une connaissance précise des tarifs appliqués
DR, Thierry Scheur, directeur commercial et marketing d’Ageas France

Ne payer que ce que l’on consomme, tel pourrait être le credo du nouveau contrat d’assurance vie lancé par Ageas Patrimoine, la structure exclusivement dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) au sein de la compagnie d’assurances Ageas France.

Un contrat modulable.

« Dans une assurance vie classique, quelle que soit la manière dont on est investi, on se retrouve avec une structure de frais forfaitaire qui ne tient souvent pas compte de la façon dont le souscripteur utilise son contrat  », indique Thierry Scheur, directeur commercial et marketing d’Ageas France. Le contrat myPGA se distingue à cet égard en permettant un découpage plus fin des options et de leur coût pour le souscripteur. « Nous nous sommes beaucoup inspirés du système de ’pay as you drive’ qui existe en assurance auto  », précise Thierry Scheur. Dit autrement, l’épargnant ne paie que ce qu’il utilise dans son contrat.

Des frais variables selon les choix de l’épargnant.

Le contrat myPGA est commercialisé par les partenaires CGP qui travaillent avec Ageas. La souscription du contrat et sa gestion sont dématérialisées. « C’est le CGP qui va guider son client dans les multiples choix d’option. Du contrat du montant investi sur le fonds en euros jusqu’au choix de l’univers d’unités de compte (UC), tout est paramétrable. Cette personnalisation s’accompagne d’une transparence du tarif puisqu’il s’incrémente directement au fur et à mesure du choix des options  », analyse Thierry Scheur. Par exemple, un investissement à hauteur de 30 % sur le fonds en euros sera facturé à 0,80 % de frais de gestion annuels. Si l’épargnant décide d’augmenter la part de fonds en euros à 50 %, l’assureur prendra des frais additionnels de 0,05 %. Si cette part monte à 70 %, les frais additionnels seront de 0,15 %. En matière d’investissement sur les UC, le contrat fonctionne de manière similaire.

Trois univers d’investissement.

Le premier univers d’investissement, qui n’occasionne aucun frais de gestion additionnels, ne permet d’accéder qu’à une cinquantaine d’UC. Le deuxième intègre un volet plus nombreux d’UC (plus de 150) alors que le dernier comprend l’intégralité des UC accessibles dans le contrat, soit plus de 800. Globalement, la mécanique générale du produit repose sur l’idée que plus le souscripteur consomme d’options et plus les frais sont élevés. « L’utilisation de ces options peut évoluer en permanence, selon les besoins du souscripteur mais ce dernier aura toujours une idée précise de ce que cela lui coûte. Dans l’univers réglementaire actuel, avec l’adoption de la directive de distribution en assurance (DDA), cette transparence tarifaire est un avantage que nous voulons mettre en avant auprès de nos partenaires car elle permet au CGP de délivrer à son client une information objective en adéquation avec son devoir de conseil », précise Thierry Scheur.

Une gestion multiprofils.

Le contrat permet également d’accéder à huit profils de gestion. Le souscripteur peut en choisir trois au sein de son contrat. Cette gestion profilée peut se cumuler avec une gestion libre. Il est même possible de panacher les investissements au sein des profils. « Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait en la matière dans les contrats de droit luxembourgeois avec leurs différents compartiments d’investissement  », indique Thierry Scheur. Les profils sont gérés par des sociétés indépendantes reconnues. « Il a fallu pas moins d’une dizaine de réunions avec nos partenaires CGP pour finaliser myPGA. Ils sont beaucoup intervenus dans la délimitation des univers d’investissement ainsi que le choix des gérants dans la gestion multiprofil  », indique Thierry Scheur. Pour Ageas, les premiers retours sur le contrat sont très positifs. Il a engrangé une collecte de près de 100 millions d’euros seulement quatre mois après son lancement. « Il nous positionne en tant que précurseur sur le segment de la clientèle privée, adepte des solutions digitales, ainsi que sur la clientèle des ’millénials’ qui est adepte, elle, du ’do it yourself’ mais avec l’appui indispensable d’un CGP », analyse Thierry Scheur.