Recrutements et rémunérations dans la banque : « les années de vache maigre touchent à leur fin »

Aux recrutements externes, les banques ont privilégié les alternants. « Nous observons depuis six mois un renouveau positif en matière de recrutement externe », confirme Xavier Clavert, consultant associé, Michael Page

Du côté des banques, « les années de vache maigre touchent à leur fin » explique Xavier Clavert, consultant associé, Michael Page. Le marché est d’ailleurs resté « porteur jusqu’en juin 2012 avec des volumes pour les banques en réseau relativement importants sur les métiers de la gestion de patrimoine ». L’année 2013 est qualifiée de « particulièrement médiocre » sur les métiers aux profils commerciaux et sur les fonctions supports. Aux recrutements externes, les banques ont privilégié les alternants. « Nous observons depuis six mois un renouveau positif en matière de recrutement externe », confirme-t-il.

Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) continuent à recruter et cherchent des développeurs, « quitte à accepter de former ces populations, le diplôme n’est pas toujours le critère clef chez les CGPI ».  En revanche, les banques recherchent « avant tout » des  diplômés en master II gestion de patrimoine associant technicité et talent relationnel.

Pour un profil doté de cinq d’expérience, le recruteur table sur une rémunération de 45.000 à 55.000 euros avec 10.000 euros de bonus minimum. En banque de réseau, pour salarié de 27 ans, diplômé en master 2 avec trois ans d’expérience, les rémunérations varient  de 38 à 42.000 euros auxquelles est ajouté un bonus de 5 à 10.000 euros.

Le recruteur revient sur les facteurs clef de succès en gestion de patrimoine et les métiers qui stagnent.